• A la recherche du nanti

    Mer de nort

    Détail d'une affiche de la BNF

    Cliché Anthropia

     

     

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    On est riche, quand....

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    Quand on gagne 4000 euros par mois par personne. Si on gagne plus de 3000 euros par mois, on fait partie des privilégiés de ce pays, les 20% les mieux payés.

     

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    Mais est-ce le seul salaire, a-t-on alterné des périodes de travail et de chômage, s'est-on endetté dans une précédente période, est-on propriétaire, a-t-on d'autres revenus venus des placements, de l'immobilier, a-t-on une épouse pour cuisiner et s'occuper des enfants, ce qui revient moins cher en plats cuisinés et en garde d'enfants, est-on mère célibataire, appartient-on à une famille nombreuse, a-t-on des avantages d'entreprise, les stocks options, l'épargne d'entreprise, le petit week-end dans le chalet ou dans la maison de bord de mer du comité d'entreprise, la colonie de vacances de l'entreprise moins chère, les réductions de cinéma, de théâtre, de billets d'avion, de billets de train, la perruque qu'on fait à titre privé pour arrondir les fins de mois, la mise en pli gratuite, les pourboires ?

     

     

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    Je crois que nous n'avons pas à ce jour de vision claire de ce qu'est le niveau de vie dans ce pays. Et l'INSEE ne s'est pas encore doté d'un véritable outil de comparaison, ce qui révèle au mieux un certain retard à l'allumage, au pire un désir de non-transparence.

     

     

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    Par ailleurs, je pense qu'il faudrait reprendre les postes de dépense et les analyser. Se faire un panier de la ménagère du pauvre propriétaire et un pour les non-propriétaires, de la classe moyenne propriétaire ou pas et des classes sociales les plus aisées, qui elles le sont.

     

     

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    Quand un pauvre entre dans un hypermarché, il achète le produit du rayon du bas, le moins cher. Quand l'autre se sert à hauteur du regard sur l'étagère. Il achète peu de légumes, de poissons, de fruits, quand l'autre remplit le caddy de produits frais. Ce qui retentit sur sa santé, avec ou sans mutuelle, avec une bonne ou une mauvaise mutuelle.

     

     

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    Mais un pauvre à la campagne jardine, cultive ses légumes dans le potager, reçoit en échange d'un service, deux salades, un sac plastique plein de haricots verts. Il faut donc établir des différences entre les pauvres de villes et les pauvres de campagne.

     

     

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    Quand un pauvre achète des vêtements, il achète le bas de gamme, qui ne dure pas, il doit donc racheter chaque année. Ce qui n'est pas le cas du riche, qui achète très cher des vêtements qui durent plusieurs années. Idem pour l'électro-ménager, l'automobile, etc.

     

     

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    Parler des nantis, des privilégiés, comme le fait ce gouvernement, en désignant les titulaires de régimes spéciaux, les fonctionnaires, n'a donc pas de sens aujourd'hui. Sans le thermomètre, qui n'existe pas, on ne sait pas si on la fièvre.

     

     

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    Balladur en son temps avait supprimé le Centre d'études des revenus et des coûts (CERC), l'organisme qui fourmillait d'informations sur le coût de la vie. Il a cassé le thermomètre. Son poulain, Sarkozy, dit ne pas aimer les économistes. Il a compris la leçon et assène des certitudes, sans base réelle d'analyses, qui risqueraient de le contredire.

     

     

     

     


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