• crédit photo anthropia # blog

     

    Au-dessus le ciel, ses nuages

    un monde où exister,

    parce qu'elles ne sont qu'au-dessus du mur,

    ces fichues barrières rouges,

    le  reste t'appartient.

     

    Alors pourquoi les photographier ?

    une trace d'impasse, d'un inatteignable,

    double ligne,

    où se confondent un jeu de piste et une interdiction

    comment se mêlent les regards qui prétendent en rendre compte,

    comment s'éteint l'espoir qui voit là son point final.

    Les impasses se renoncent, le passager passe.

     

     

     

     

     


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    Hier, suis allée chez Walid, mon boulanger, il a rouvert, fin des vacances, et m’a sauté aux yeux que, derrière, sur l’étagère à baguettes, il y en avait presque les trois-quarts qui étaient blanches, mal cuites. Connaissant la qualité de boulange de ce lieu, les baguettes croquantes, miam, j’ai sursauté, tiens, j’avais pas remarqué ça avant, c’est parce qu’ils veulent les remettre au four le lendemain ? Et Walid, petite mine, non, c’est à cause de leurs dents, peuvent plus manger de baguettes croquantes, z’ont plus de dents.

    Alors je demande à notre président normal, c’est quand qu’on remboursera les dents pour la croissance.

     

     

     

     

     


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  • SF sous la nuit

    crédit photo anthropia # blog

     

     

    La queue au Pôle Nord de froid. Faire la queue. Jamais entendu le sous-entendu de cette phrase et pourtant, la litanie des pieds qui attendent, qui font corps de désir, qu’on met là ensemble à qui on cède un petit territoire dans le couloir pour qu’ils fassent jouir certains du pouvoir de faire lambiner les autres. L’étrange vagin quand on entre, la ligne continue, et puis derrière les paravents les guetteurs ne guettent pas, parfois l’un sort vient exaucer un membre, je te prends toi et je te sers, tu ne peux que me donner ton papier et je retourne à l’arrière pour consulter, travailler ou me contenter seul.

    La danse des gamètes autour de la queue, voilà ce que m’a inspiré ce bureau des pleurs et des games aux règles inconnues, un étrange ballet qu’on subit pris dans la structure horizontale ce rectangle de nous desservi asservi contemplé comme bête curieuse, nous sommes la colonne et eux les mouches du coche, piquant, saignant, traitant sur rendez-vous les quêteurs qui viennent là pour la quête, car finale fusion débouche toujours sur deux guichets, qu’est-ce qu’on y gagne, et qu’on en entend, dans la file, des mécontents, des désinscrits, des ménagères de plus de cinquante ans qui ont interrompu leur travail pour être sûr d’avoir trois francs, six sous et peu d’euros, et cet Africain arrivé dramatique sur canne essoufflement, qu’on fait entrer et qui ne s’assied même pas, dans la crainte qu’on le passe, le bypasse, le trépasse, et cet intermittent gueule efflanquée de celui qui ne mange pas tous les jours, et ce premier de la classe arrivé, moi deuxième, lui à qui on répond URSSAF, etc et qu’on sent créateur dans ses pompes bien organisé, il faut se lever tôt, moins d’une demi-heure impossible, qu’on soit derrière porte fermée même à la pointe, ou plus tard porte ouverte mais avec certitude de battre le pavé plus long encore, et puis alles in Ordnung, on a fait tout ce qu’il fallait, alors ça va, on est dans les clous, mais j’aime pas.

     

     


     

     


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  • A Chicago

    crédit photo anthropia # blog

     

     

    C’est la carte postale qu’on écrit en fin de voyage, qu’on envoie depuis Paris, pour une adresse qu’on ne sait pas par cœur, il y en a toujours une comme ça, la carte postale spéciale, elle doit trouver sa destination, va falloir l’envoyer quelque part mais où.

     

     

    A 3h30 du mat’, je prends le shuttle et sors sur le parvis de l’hôtel, dit-on ça un parvis, plutôt valable pour une cathédrale, pour nous mettre à l’aise le chauffeur nous demande où nous allons, peut-être que c’est pour se mettre lui-même dans le bain, et donc mes voisins un couple la soixantaine se mouille, nous partons dix jours à la Jamaïque, trois valises et deux bagages à mains, ça fait lourd pour dix jours, je me dis, mais bon, chacun voyage comme il le sent, et donc me retrouve à ne pas savoir si je vais répondre que je rentre à Paris ou que je vais à Chicago. J’essaie de passer entre les gouttes, mais le blues man me regarde coup d’œil ostensible dans le rétro, je n’y couperai pas, et je réponds, je vais à Chicago.

    Mais j’aurais tout aussi bien pu partir pour la Jamaïque, si j’avais eu une bonne raison d’y aller, même si moi la Jamaïque à part Bob Marley je n’en avais jamais eu la moindre idée jusqu’à aujourd’hui, il va falloir chercher des informations, se documenter, construire une stratégie, partir à deux cette fois. Wake up, stand up, don’t give up to fight.

     




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  • Painted ladies

    crédit photo anthropia # blog

     

     

     

    Voilà qu’à la veille du départ la larme à l’œil en ce Thanksgiving, on se sent l’envie de lui faire plaisir, ce pont qui a hanté le voyage en douce et en vrai

    quand il déboule au virage

     

     

     

    qu’on le contemple du dessous, légèrement tremblant

     

     

     

    Le pont de nos vingt ans est là, un peu plus touristique bien sûr, on aimerait moins de gens autour, mais c’est ainsi on ne le remplace pas, alors faut faire avec.

     

    Si lui n’est pas prêt d’être déboulonné, il n’y en a qu’un comme lui,

     

    le Bay Bridge lui vient de cèder la place au new Bay Bridge,

     

     

    la fin d’un voyage le début d’un autre pour l'entrée dans la ville il le fallait, et puis on s'engage dans le long highway pour découvrir ces paysages au pas de la porte. Et c'est bien.

     

     

     

     


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