• Au pays des momies

    Cliché Anthropia

    Momies

    Jean-Michel Chesné

    Eric Gougelin

    Jacques Servant

    Ghyslaine et Sylvain Staëlens

    Galerie La Main qui Parle

    3, avenue du Père-Lachaise

    Paris - Métro Gambetta

    tous les jours jusqu'au 28 mai de 14h à 19h.

     

     

     

    Quand on pousse la porte de l'atelier-galerie,

    on est saisi par cet univers si proche et si lointain à la fois.

    Les momies (des fausses) sont partout,

    des masques mortuaires, des sarcophages,

    tout un univers d'art brut

    qui nous saute au visage.

     

    Mais quand on creuse et surtout

    si on lit attentivement le très bel ouvrage des artistes,

    véritable anthologie de l'art funéraire,

    on entre dans le pays des momies,

    un parcours iconographique sur les cinq continents,

    à travers les siècles,

    une recherche de plus de dix années

    sur le sujet par Eric Gougelin soutenu par Jean-Michel Chesné.

     

    "La momie est une chrysalide perdue qui ne renaîtra pas.

    Reste l'enveloppe périssable, parcheminée, stable, en arrêt éternel.

    Elle est la résurrection des temps glorieux.

    La momie est un cordon ombilical.

    Cette ramification sèche s'est conservée, preuve tangible de nos rites millénaires

    qui nous relie à nos divins ancêtres.

     

    Si la nature ne les avait pas marquées,

    nous aurions l'impression que nos aïeux veillent et dorment.

    Même si les peuples n'avaient jamais cherché à momifier leurs défunts,

    c'est notre mère la terre qui aurai joué ce tour de passe-passe

    avec les corps en ses flancs.

    C'est la tourbe, l'argile meuble, le sable,

    qui un beau jour ont fait surgir de leurs entrailles les premiers éternisés.

    On s'interroge car voilà qu'ils sont plus présens que jamais ;

    les dieux devaient bien être quelque part

    pour expliquer ce phénomène bien plus loin,

    bien plus profond que l'animal totem,

    quelque chose enfoui, profond comme le marais.

     

    ... Parfois en prise avevc la vie quotidienne d'une peuplade,

    les momies avaient une intimité avec les vivants,

    participant aux rites et aux cycles de l'existence".

     

     

    La momie, quelque part entre l'antique, notre mémoire d'humanité,

    de sinistre mémoire les ombres de Dachau,

    et en noir, chez Giacometti,

    jusqu'aux anorexiques de notre époque.

    La momie comme figure éternelle.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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