• Bab'Aziz, le Prince qui contemplait son âme

    film de Nacer Khemir








    Partir au désert, marcher sur les traces de personne.

    Vous allez à la Réunion ?

    Oui.






    Connaissez-vous le chemin ?

    Non. Celui qui a confiance ne se perd pas.

    Ichtar, la petite-fille et son grand-père, font le chemin de vie, escaladant les dunes, le grand-père transmettant à la petite-fille les savoirs de son art, celui d'un derviche.

    Le sable est partout, il protège des tempêtes, il recouvre le vivant, il s'efface pour revenir sous le balais fantaisiste.

    Le sable comme symbole des secondes de nos vies, envahissant notre quotidien, égrénant les instants de milliards de cristaux.

    Puis, l'humain. Dans ce film, l'humain trébuche, l'humain émerge, l'humain est un miracle de cette nature hostile, l'humain désire et poursuit la gazelle, sa chimère toujours là pour le perdre.

    Comment parler d'un film-symbole, d'un film soufi qui nous conduit vers la sagesse des derviches. En se glissant comme la petite Ichtar dans la musique pour la danser des bras, du cou, du corps qui tourne.

    Ichtar aime les histoires et nous aussi.

    Avec elle nous écoutons l'histoire du Prince qui contemplait son âme dans l'eau d'une flaque. Nous découvrons le secret du derviche roux qui cherchait un puit pour retrouver son palais. Nous accompagnons le jeune homme qui recherche sa bien-aimée, qui lui a volé ses vêtements au lendemain d'une nuit d'amour.


    Des histoires de fous, des histoires de pauvres, des histoires d'illuminés, plus savants que les plus savants.


    Un film qui ne nous quitte pas, qu'on veut revoir et revoir, pour imprimer ces petites phrases, viatique de la vie de l'esprit.


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