• C'est décidé, je pars vivre à la campagne

    Wolf von Kries

    Ferme du Buisson

    Crédit photo Anthropia

     

     

    Régulièrement, je me dis que la solution à mes problèmes de ville,

    c'est la campagne.

    Hier, c'était un jour comme ça,

    j'ai pris le volant et me suis retrouvée dans le Cher,

    à Saint-Amand Montrond.

    Quitter son amant avec un t, pour en trouver un avec un d,

    est-ce une bonne idée ?

    Imaginez-moi, femme solitaire, attablée sous un tilleul,

    à la terrasse d'une auberge,

    une petite auberge, les auberges sont toujours petites,

    en face d'une grande abbaye, les abbayes sont toujours grandes,

    à Noirlac, pour être précis.

     

    Timide soleil, on devine le Cher pas très loin,

    et ce grain des feuillages au printemps,

    quand ils n'ont pas encore la consistance vert sombre,

    quand ils osent pousser après l'hiver à -10°.

    Parce que l'aubergiste me le confie, ici il fait froid l'hiver.

    C'est bien le problème, je ne vais à la campagne qu'aux beaux jours,

    comment saurais-je s'il fait bon vivre à Saint-Amand,

    quand la solitude froide vous accompagne ?

     

    Et puis, trouver un travail dans cette sous-préfecture,

    comment cela se passe-t-il ? J'apprends que la papeterie va fermer,

    et la gravière aussi, la cartonnerie a l'air de ronronner,

    mais pour combien de temps ?

    L'aubergiste me confie que les gens s'apprêtent à vivre au chômage,

    sans perspective de reclassement, à moins de quitter le bourg

    et d'aller à la capitale. Tiens, justement j'en viens.

     

    Alors Saint-Amand Montrond, son festival du grand Meaulne,

    son goût classique, les Chèrois ou les Chériens n'aiment pas la nouveauté,

    pas d'expo d'art contemporain dans les salles gothiques du lieu,

    métiers d'art oui, mais que du vrai, du lourd, du beau, du sculpté.

     

    Tout à coup, j'entends gratter à la porte de la chambre,

    c'est la chatte affamée qui réclame son dû,

    j'ai rêvé, d'amant point dans mon lit, ni d'Amand à ma fenêtre.

    Je m'éveille, presque bronzée de ma virée au bord du Cher.

    Ou comment passer des vacances sans quitter son flat.

     

     

     

     


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