• Carte blanche à la bêtise

     

     

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    On annonce urbi et orbi la fin de la carte scolaire à l'horizon proche de trois ans.

    L'affaire est rondement menée, dès cet automne, on commencera en tant que de besoin de manière perlée.

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    Les directeurs d'école et les proviseurs annoncent que les rentrées seraient depuis longtemps organisées ?, la répartition bouclée ? Qu'à cela ne tienne, on aménagera ce qui doit l'être. Que les parents se précipitent dans leur Inspection Académique, au Rectorat de leur zone, pour faire valoir leur liberté de parents. Choisir plus pour gagner plus.

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    Sotto voce, il se dit bien que la chose a déjà été étudiée à titre expérimental, à Bergerac.

    Bien, faisons venir les chercheurs qui ont suivi l'affaire, le rapport d'évaluation pour l'impact sur la mixité, sur l'ascenseur social. Il semble que de tels outils n'aient pas été mis en place. L'aménagement de la carte scolaire a effectivement été expérimenté, mais c'était à titre exceptionnel. Il n'existe pas de bilan.

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    Mezzo voce, d'aucuns soufflent que peut-être l'exemple british, italien, pourraient être de grande utilité. Mais d'autres répondent que la problématique de mixité sociale conjuguée à la carte scolaire est typiquement française, qu'ailleurs, on ne résonne pas ainsi, il s'agit majoritairement d'ouvrir le grand marché scolaire à la mise en concurrence entre établissements scolaires. Une sorte de Gault et Millau de la pédagogie, un, deux ou trois bons points, des options élitaires, le chinois, l'indien, là c'est une image, de la qualité des enseignants, une, deux ou trois étoiles, et ainsi de suite...

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    Mais en France, le cours de la Bourse des Etablissements est bien connu, il circule sous le manteau des initiés, enseignants, journalistes, ceux qui outre le capital culturel ont l'information en temps réel et savent comme on dit contourner.



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    Mais alors de quoi s'agit-il ? Pourquoi veut-on supprimer la carte scolaire ? Pour résoudre quel problème ? L'échec des ZEP ? Mais il semble qu'elles n'aient été prioritaires que pour financer les primes des enseignants, que s'agissant des élèves, ils n'aient jamais connu aucun des fameux avantages promis. Alors, l'échec n'est-il pas d'abord le manque de moyens ?



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    Supprimer la carte scolaire, sans posséder de boussole, sans avoir tiré de leçons des expérimentations, sans objectif précis, car on ne peut imaginer qu'à laisser les directions et les parents à la foire d'empoigne il en sortira comme par miracle une myriade d'écoles à meilleure mixité sociale. Non, on peut imaginer que cela donnera une soupape aux excellents étudiants venus d'ailleurs, que cela empirera la situation des écoles à problèmes, où non seulement resteront les pauvres, mais de surcroît les nuls.

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    Un tel état d'impréparation, une décision fondée par un seul ministère de l'Education (sans associer la politique de la ville, sans associer les conseils généraux, les mairies, les régions) sans aucun diagnostic partagé, une non-mesure de la réalité de la situation, une solution qui n'a pour tout mérite que d'être médiatique et libérale, dont on ne mesurera somme toute pas plus les résultats que l'état initial : quelle efficacité et quelle compétence !


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    A-t-on en France la classe politique la plus stupide du monde ou bien ? Devrons-nous bientôt dresser la carte de la bêtise nationale ?

     


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