• Carte postale N°1 : Entrer dans l'Amérique

    crédit photo anthropia # blog

     

     

    Curieux ce sentiment de permanence

    j’y reviens comme dans un appartement qu’on connaît déjà,

    peu d’enjeu, si ce n’est pourtant cette distance

    et comment ça fait le nuage pour l’essen-ciel,

    cloud ancré presque plus clair,

    câble transatlantique

     

    et pourtant ce n’est pas comme si j’y allais tous les ans,

    non, en Californie je n’y étais pas retournée

    depuis 1992 ou peut-être était-ce 1993,

    ou quelque chose comme ça.

     

    L’année d’Anchorage comme on dit l’année de la Méduse.

     

    Et ici le lien géant qui ne se rompt pas,

    Dont on éprouve la résistance à distance

    Du phatique, de l’étonnement toujours

    Comment nommer une évidence qui ne l’est pas

    Qui résiste au vent brutal ici quand on arrive

     

    Pas celui agitant les feuilles jaunes des sierras

    Non le vent puissant qui enlève qui déplace

    qui gifle les joues

    Bien de sa saison, on dit qu’en hiver le vent déménage,

    Débarrasse les débris en claquant les portes

     

    Elle est là l’évidence.

    De cette journée les couloirs vides de sens

    Les tarmacs jonchés d’allées d’indésir

    Les écrans de cabine, partout tous et encore des films

    Un luggage perdu,

    l’huile de conviction pour quand-même emporter ses objets

    Mais j’ai passé seize heures à dormir

    dans les bras des hublots, ding dans dong.

     

     

     

     



    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :