• Chartres : première sanction d'une majorité couchée

     

     

    Les résultats impressionnants du PS aux législatives partielles de Chartres montrent assez que les citoyens ne sanctionnent pas seulement Sarkozy, dans un sentiment d'avoir été floués, mais aussi les députés UMP, qui ont apporté leur caution à sa politique, à ses projets de lois, qu'ils ont votées comme un seul homme.

     

    Il est temps pour eux de se réveiller, de craindre le pire, où étaient-ils quand il s'agissait de ne pas voter le bouclier fiscal, les lois scélérates de la ministre de la justice, les franchises médicales, la loi sur l'immigration et ses tests ADN, le durcissement des mesures dans tous les domaines ? Jusqu'aux lois ridicules, sur les heures sup, sur le logement, sur l'autonomie des universités, qui sont de la poudre de perlin-pimpin.

     

    Combien ont-ils été pour décrier cette présidence m'as-tu-vue, combien se sont indignés de voir les courbettes à Bush, les salamalecs à Khadafi, les offres bradées de nucléaire à tous ces pays dont on peut dire qu'ils ne sont pas 'stabilisés' ? Aucun. Ils ont expliqué, justifié, défendu leur Président, se réjouissant de sa posture nouvelle, de son style. Ils se sont couchés devant leur leader massimo, sans aucun scrupule, tout contens d'être au pouvoir et de pouvoir vaquer à leurs petites affaires.

     

    Quand les socialistes hurlaient à l'Assemblée, ils riaient goguenards. Enfin, le libéralisme, la sauvagerie, l'abus et le non-droit.

     

    Alors aujourd'hui, ils gémissent, ils repoussent le porte-malheur, non, ne viens pas chez moi, ils effacent les traces umpistes sur leurs affiches, ils mélangent les listes, pour qu'on oublie d'où elles viennent. Ils s'indignent. Mais où étaient-ils quand il fallait défendre les citoyens qu'ils représentaient ?

     

     


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