Depuis le 13-10-2006 :
1638702 visiteurs
Depuis le début du mois :
19493 visiteurs
Billets :
1219 billets
<< Entre le singe et le hasard | La photo narrative | Débris de semaine 13 - Qu'est-ce qui reste ? >>
AFP/Arif Ali
A Lahore, Pakistan
L'attaque de l'équipe de cricket du Sri Lanka
Cette photo m'a mise en arrêt,
elle nous met en position de victime,
intérieur bus,
le photographe s'est installé,
derrière la vitre transpercée de balles.
Récit par l'image, dans l'après-coup de l'événement,
on perçoit l'émotion par l'attroupement devant le bus.
En raccourci, le photographe se met et nous met
à la place du mort,
force de l'évocation, j'ai reçu le shoot en plein coeur,
impact.
Sur le pare-brise, on a au choix le sticker d'un policier
ou celui d'un joueur de cricket,
véhicule utilitaire, stickers fonctionnels,
que tient l'homme dans sa main
une batte ou une mitraillette ?
Mais c'est l'image d'un ange qui m'apparait,
il aurait failli ou plutôt non,
il est sombre, un ange déchu, un Lucifer ?
La dépêche de l'agence,
mort de six policiers et de deux civils,
une équipe de cricket attaquée,
ne nous éclaire pas.
Que faisaient les policiers là s'il s'agit d'eux,
était-ce l'escorte ou un renfort arrivé plus tard ?
Est-ce le car des sportifs en déplacement
dont on voit le pare-brise ?
On reste perplexe.
Une image qui met en posture interrogative,
en nous soumettant des scénarii possibles,
qui suscite l'émotion directe
est-elle plus juste qu'une photo qui prétendrait
être neutre ?
Publié par Anthropia à 11:48:07 dans Actualité | Commentaires (1) | Permaliens
06-03-2009 16:46
De yannick G Sujet:
Vu d'ici...
Commentaires récents