• Débris de semaine

     

     

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Passé la semaine ailleurs, dans les transports.

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    Mardi

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    Histoire entendue dans un train, l'homme parlait trop fort, j'ai décidé de noter les détails, le prix de ma tranquillité.

    <o:p> </o:p>Une histoire de deux petites vieilles qui vont chez le notaire annoncer que leur frère est mort. Oui, ils vivaient ensemble, tous célibataires, sans enfant, oui.
    Deux petites silhouettes, pleurant, désincarnées, pitoyables. Le notaire les prend en pitié.

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    Pas d'héritier ? Donc vous héritez. Le temps de faire les papiers, elles viennent signer. La maison est à eux, la châtaigneraie aussi, sans oublier ces deux petits lopins de terre. Elles signent. Elles reçoivent le chèque, ce qui restait sur les comptes, transfert des fonds. Tout est nickel. Elles héritent.

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    Quelques jours plus tard, un notaire écrit au notaire qui vient de signer l'affaire. Pour lui signaler qu'un garçon a fait une recherche en filiation, qu'il est le fils du mort, qu'il existe, qu'il est donc l'héritier naturel et que lui le nouveau notaire prend l'affaire en main.

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    Le notaire prend peur. La gaffe terrible. Pouvait pas deviner, pas d'indice, les sœurs n'ont rien dit. Et s'il y a eu recherche en filiation, elles devaient bien être au courant. C'était récent. Pas de mention RC sur la fiche d'état-civil du défunt. Non, pouvait pas savoir.

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    Tout de suite, le notaire vérifie dans les comptes, tiens, bizarre, les sœurs n'ont pas touché le chèque. Le notaire décide de se rendre chez elles. Elles sont là, petites choses, encore éplorées, il leur manque tant, le frère. Le notaire demande à voir les papiers, qu'il faut vérifier quelque chose, les sœurs apportent l'enveloppe, pas ouverte, tout est là, les actes, l'inventaire, le chèque, rien n'a bougé. Alors le notaire explique, qu'il va falloir changer les choses, qu'il y a eu une erreur, une terrible erreur, les sœurs ne veulent pas savoir, n'entendent pas.

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    Le notaire s'en va. Annule ses actes, transfère les fonds à l'autre notaire, qui refait tout. Le fils naturel touche son chèque.

    Curieuse opération. Les sœurs ont hérité d'abord, sans rien toucher, elles ont officiellement été héritières, pas longtemps, héritage social, le prix de la famille. Puis le fils a hérité à la sauvette mais en monnaie sonnante et trébuchante, le batard, la honte, en douce. Tout le monde hérite, dans le secret, tout le monde a sa part. Les sœurs ont écrit l'histoire sociale du frère, bon frère et tout. Le fils touche son dû par la bande, le second notaire. Double scénario.
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    Mercredi.

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    Coup de fil de mon fils. Il a des soucis avec sa banque.

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    Ai fait chaque jour deux ou trois marchands de journaux pour trouver Libé, généralement, on me dit qu'il n'y en a qu'un livré. Un seul. La pluralité de l'information en région, l'accès de tous à la pluralité de l'information, entre TF1, RTL et le journal local, où est le choix ? Difficile de se faire une opinion et de voter pour quelqu'un d'autre que Sarkozy en province, quand les journaux ne délivrent que la voix de son maître.

     

     

    Jeudi

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    Luciano est mort. Pas moyen d'y échapper. Dans la rue, sur les Unes de journaux, au JT. Moi j'avais un chat qui s'appelait Pavarotti. C'était un ténor, un chanteur, il miaulait tout le temps, avec des crescendo et des dégueulando magnifiques, un vrai mâle. Est parti un soir en goguette, courir la gueuse. Jamais revu. End of Pavarotti.

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    Arrive à l'hôtel. Jeudi soir. J'allume la télé. Tiens, Sarkozy est en région, pas moyen d'y échapper. A décidé de délocaliser les conseils des ministres. Va chez les amis, Alsace, Corse. Pas chez les Bretons. Peut pas les sentir les Bretons. Il l'a dit, Yasmina l'a cafté.

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    Finira par y aller pour se faire pardonner.

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    A l'hôtel, me connecte en wi-fi. Marche pas bien. Mais bon. Vais faire un tour sur le web.

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    Le même soir, ai rêvé que je faisais une régate, sur un petit 505, me vois à la gite, le corps au-dessus de l'eau, pour rééquilibrer le bateau, qui file sous le vent, sentiment magnifique, presque un oiseau. Puis vite à l'intérieur, baisser la tête, empannage, et repartir de l'autre côté, position de rappel, pas de mouvements brusques, tenir le stick, le cap, garder le cap, vent debout, j'aime sentir le vent dans les voiles. Le rêve finit quand le son de mon téléphone-réveil se fait entendre. J'étais je crois en train de parler à Judith Bernard. Mais qu'est-ce que je lui disais ? Je n'en sais plus rien. Je ne connais pas Judith Bernard. Sauf sur le BBB. Bizarre le rêve.

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    Vendredi

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    Réveil difficile, j'étais frustrée. Café amer à l'hôtel. On peut les classer en deux catégories, ceux où il vaut mieux boire du thé, et les autres.

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    yannick G
    Samedi 8 Septembre 2007 à 12:40
    Sur la même ligne
    Jeudi, jeudi, voyons, voyons....Bah, c'est normal, Anthropia que vous ne vous souveniez pas de votre conversation téléphonique rêvée avec Judith. Vous n'avez pas pu lui parler, car, elle était déjà en ligne avec moi, et tant que le double appel n'aura pas été installé dans votre sommeil paradoxal, vous ne risquez pas d'interrompre ma liaison... téléphonique. ;) yG
    2
    Anthropia Profil de Anthropia
    Samedi 8 Septembre 2007 à 13:30
    Pas étonnée
    Evidemment je devais m'y attendre. Cela me fait tout drôle Yannick d'intégrer des gens du web dans mes rêves. Ca vous arrive, à vous ? Il y a finalement une forme de proximité.
    3
    yannick G
    Samedi 8 Septembre 2007 à 13:39
    Vous me prenez au dépourvu
    Je ne sais pas, mais je pense que cela a dû arriver, car, j'ai déjà rencontrer David, Daniel et Judith (et vous-même), donc, ils ne sont pas que des personnes en deux dimensions pour moi, encore moins de simples caractères... de clavier. ;) yG
    4
    Anthropia Profil de Anthropia
    Samedi 8 Septembre 2007 à 13:43
    mais pas JB
    je ne l'ai pas rencontrée
    5
    yannick G
    Samedi 8 Septembre 2007 à 16:16
    C'est sûr...
    vous rêveriez d'elle davantage dans ce cas, la 3D lui allant encore mieux que la 2D... ;) yG p.s.: Zut, je viens encore de perdre 30 points de crédibilité avec cette remarque.
    6
    emelka mx
    Samedi 8 Septembre 2007 à 16:59
    je ne rêve plus ?
    Bonjour dame Anthropia. Avant, je faisais souvent des cauchemars à cause de mon banquier! Sinon, jamais rêvé de Judith B. Ni des personnes sur lesquelles je ne peux mettre de visage. Par contre, il m'est aussi arrivée de rêver des voyageurs rencontrés dans un train. Et enfin, je rêve de parvenir un jour à boire du café! Bon week-end (plein de rêves non-interrompus et de bon café). > Yg : moi quand je vous lis, je bascule dans la 4ème D. ;) >ps : Sarko n'a pas encore prévu une visite diplomatique dans notre paisible Helvetic Island... ça ne saurait tarder ( il ne va pas nous envoyer un simple ministre quand même, ou bien?)
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