• Débris de semaine : de litres d’ encre et ratures

    crédit photo anthropia # blog

     

    Dimanche

    Y a-t-il encore place pour ces débris de semaine, c’est-à-dire pour une parole un peu en clair, tant tous ces mystères qui me parcourent sont en première place ces derniers temps. Mon étrangeté, ai-je écrit sur le site, mais c’est pourtant ici que je viens charrier le tout-venant.

     

    Samedi

    Me suis sentie transpercée par une image. Cette lucidité de l'artiste. Ramasser l'idée, un mot ou deux pourraient en dire autant.

    Et puis le reste, mais mon détecteur de malaises va très vite à démonter les trucs louches, ça va.

    Cette impression que Twitter est un stage de formation continue à la misère du monde et à ses beautés aussi. Pourquoi faut-il qu’il y ait les deux au même endroit.

     

    Vendredi

    Toujours la question du style, qui me travaille.

    Peur de perdre l’énergie, la joie, si j’accepte de ne faire qu’effleurer, je m’obstine, sans doute là mon erreur, ne pas vouloir lâcher.

    L’impression que je leur dois la ligne claire aux miens, l’enchantement de leur monde, même si pas le mien, les relever, c’est construire des statues d’eux en Etoiles. Qu’ils brillent. Ne pas les mettre sous le boisseau.

    Anchorage, ma priorité actuelle.

    Sans doute pour ça que je n’écris plus rien sur l’actualité ou que je vais moins aux expos, peux pas être partout à la fois.

    Me faut finir Anchorage. Me suis rendu compte que c’est un territoire d’apprentissage, je forge mes outils, recherche documentaire, traitement dans l’écriture, transposition du récit familial en quelque chose de l’ordre d’une rêverie poétique, sur une rythmique que j’essaie de varier, mais surtout qu’il va s’agir de plus en plus d’une question de timbre, essayer de développer des sonorités de plus en plus subtiles, comme des changements d’instruments, des harmoniques complexes ou sans réverbération.

    Sens encore tellement de maladresses dans ce texte. Parfois je me dis que c’est de l’origami, je construis, découpe, anticipe des formes à venir, puis à un moment donné, je vais réécrire et ça va s’ouvrir, la trop grande densité va se défaire comme une gangue qui se transforme en papillon. Tu peux toujours rêver.

    Ces écrivains qui cisèlent chaque phrase et ça tient, et pas besoin d’y revenir, que c’est tout de suite dans la bonne forme. C’est pas moi, ça, mes chevaux commencent toujours par filer trop vite. Et puis après, j'y reviens.

    Don’t tell, show.

     


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