• Don't lie to me

    Bert Löschner

    2011

    Projet Investissez l'espace public

    Courtesy La Vitrine

    AFA Nürnberg

     

     

    Dans le langage non verbal des people,

    c'est à dire le langage du corps,

    les mimiques, les positions des bras, des mains,

    les yeux, le jeu des corps entre deux personnes,

    nous sommes tous devenus des experts.

    Un, deux, trois baisers, aucun de ceux entre Albert et Charlène n'est crédible.

    Il y a toujours quelque chose : les lèvres soudées de Madame dans le premier,

    l'imperceptible mais tout de même perçu soupir post-baiser du deuxième,

    l'imperceptible mais tout de même perçu petit regard de désespoir au ciel,

    et puis les larmes de la mariée, n'est-ce pas d'habitude la mère qui pleure.

    Et sur le dernier baiser, celui d'Afrique du Sud, celui de l'insistance,

    cette fois, c'est la rapidité de l'application médiatique de lèvres sur lèvres,

    qui fournit le déni dans le même mouvement qu'il affirme, une mili-seconde,

    le baiser le plus court du monde, qui se veut une preuve à l'appui sans l'appui,

    mais qui confirme ce que la rumeur nous avait sussuré,

    que oui, pas de doute, y a de l'eau dans l'gaz monégasque.

    Les médias auront bon nous raconter tout ce qu'ils veulent,

    nous on regarde, nous avons cette expertise, don't lie to me,

    et aussi quelque part un maître-étalon, un élément de comparaison,

    le baiser de l'autre couple princier, marié dans l'année,

    qui n'était ni tape-à-l'oeil, ni pudibond, un juste baiser de pacotille.

     


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