• Etat de siège

    L'homme aux jonquilles

    Crédit photo Anthropia


    De retour de Strasbourg,

    je quitte une ville en état de siège,

    dont même les autoroutes ferment

    durant deux jours,

    pour arriver à la gare de l'est,

    face à deux hommes en treillis

    portant mitraillettes au poing,

    et je me sens tout à coup

    dans une république bananière sur le qui-vive,

    alerte rouge, sursécurisation,

    et je me demande si c'est ça le monde de Sarkozy,

    une démocratie militaire.

     

     

     


  • Commentaires

    1
    yannick G
    Vendredi 3 Avril 2009 à 22:47
    15 ans déjà...
    "arriver à la gare de l'est, face à deux hommes en treillis portant mitraillettes au poing," dites-vous. Oui, c'est souvent le cas depuis les attentats de 1995, nous avons presque quinze ans de vigie pirate dans les pattes, plan de prévention anti-terroriste dont l'une des conneries sans nom est ce fait, des militaires en arme de guerre dans une gare. La tragédie indienne de l'an dernier devrait pourtant nous rappeler qu'on ne peut utiliser ce type d'arme dans un lieu public sans faire un carnage. Alors, de deux choses l'une, où les militaires ont des armes chargés et c'est l'hécatombe en cas d'attaque, ce genre de munition pouvant traverser plusieurs civiles avant et après avoir atteint le terroriste visé, ou ils n'en ont pas, et c'est stupide, cela ne sert à rien et ils pourraient même alors se les faire braquer... Bref, une hérésie totale qui marque que dans cette lutte anti-terroriste, la France a anticipé sur les autres pays, le symbolique primant sur l'efficacité, l'image sur le réel. Le simple fait qu'il faille rassurer à tout prix nos con-citoyens, y compris en faisant n'importe quoi, me fout finalement la trouille, mais je n'appartiens probablement pas au public décérébré qui loue ce genre de manifestation. yG
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