• Garde à vue, gifle, insulte et manque de respect

    Le site de la gifle

     

     

     

    Que s'est-il donc passé ? Selon les journalistes, nous apprenons qu'un élève a insulté son professeur, ou qu'un enseignant a giflé son élève, ou encore qu'un gendarme a profité de son autorité pour mettre un enseignant 24h en garde en vue ou qu'encore qu'un Ministre a pris la défense des enseignants. Selon le point de vue idéologique, on prend le parti de resserrer le cadrage, on zoome sur une partie de la scène, on s'indigne sur tel ou tel détail de l'événement.

     

    Et moi je voudrais simplement qu'on reprenne le scénario dans son déroulement intégral.

     

    Un enseignant pour pouvoir réorganiser les tables dans sa classe a vidé de son contenu l'une d'entre elle, d'un revers de la main il a balayé la surface et mis par terre les affaires d'un élève. C'est le début de l'heure, pas de problème particulier avec l'élève avant ça.

     

    Alors qu'est-ce qui a pris à l'enseignant de maltraiter ainsi un élève, de lui faire cet affront devant ses camarades, de le traiter comme un paria à qui on ne doit aucun respect. L'enseignant a passé ses nerfs sur l'élève, sans raison.

     

    Ensuite, l'élève indigné a rétorqué, il a insulté, connard, oui il a osé se rebeller contre ce premier abus d'autorité. Il n'a pas aimé l'élève être ainsi traité.

     

    Puis le prof a giflé l'élève. On le voit la gifle arrive comme une montée crescendo, dont l'initiateur est l'enseignant. Puis....

     

    Puis le gendarme, père de l'élève, pas de chance, a porté plainte et l'enseignant a été mis en garde à vue. Puis les syndicats d'enseignant se sont insurgés contre la violence de l'élève.

     

    Mais qui a fait preuve de manque de contrôle et de violence dès le départ ?

     

    Cela me rappelle une scène dans la classe de mon fils en primaire, où un de ses copains, le jour anniversaire de la Shoah, fils de boulanger, s'est entendu dire par la maîtresse : si j'étais ton père, je te mettrais dans le four.

     

    Voulez-vous connaître la réponse de la directrice, à qui, par moi aidée, la mère avait envoyé une lettre de protestation ? Que la maîtresse avait dit 'fournil' et non 'four' et que donc, il n'y avait pas dérapage. Ai-je oublié de dire que la directrice était juive, et que la maîtresse a donné des cauchemars pendant des années à tous les petits garçons de la classe. L'année suivante, un groupe de parents a réussi à provoquer son départ.... pour une autre école encore plus huppée dans le XVIème arrondissement de Paris.

     

    Tant que les enseignants sont "maîtres dans leur classe", sans jamais aucun contre-pouvoir, comment les enfants pourront-ils défendre leur honneur, se débattre dans les abus d'autorité de certains enseignants ?

     

    La violence à l'école existe, certes, mais sachons comprendre ce qui la déclenche, ce qui la développe, ce qui la provoque. Tant que l'école ne saura pas être "juste" dans son traitement des situations, qu'elle sera trop souvent une zone de non-droit pour les écoliers, l'école ne pourra pas faire progresser le sens du respect, les valeurs de dialogue et d'entraide dans notre société.

     

     

     

     


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