• J'impim's de François Curlet

    Pim's

    François curlet

    Galerie Air de Paris

    Cliché Anthropia

     

    François Curlet interroge l'usage ordinaire des objets,

    les revisite, en effleure les qualités apparentes.

    Il les dénaturalise,

    comme cet épi de maïs fait en popcorn,

    ou ce parachute en porte-clef ou en menottes,

    déjà commentés ici.

     

    Le sceau présenté ici évoque l'univers enfantin,

    "je joue à être roi". 

    Je signe de mon sceau royal,

    Je laisse ma trace unique, la mienne seule.

    Sauf que, sauf que, ici François Curlet

    imprime un message commercial,

    les home made cookies sont de fabrication industrielle,

    inondant le marché de leur confiture bon marché.

     

    Il capte alors la qualité imprimatoire du gateau,

    la surface marquée, comme si de la friandise,

    on ne conservait que la marque de fabrique,

    on mangeait du mot, de la lettre,

    plutôt qu'un objet de consommation gourmande.

     

    Il attrape aussi l'ambiguité du mot Pim's,

    entre pimp, "proxénète", le côté bling-bling du gateau,

    et le prim du "collet",

    l'attrape-gueule d'un produit poussant à l'addiction,

    j'impim's, j'impim's, tel pourrait être le motto de l'oeuvre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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