• L'impossible cadrage du zen (avec Mise au jour)

     

    Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire 

    crédit photo anthropia # blog

     

     

    La photo se voulait sublime en souvenir de ce moment, pas su cadrer cet étang, moi qui voulais capter cet instant zen d’un architecte japonais invité du Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, ce n’est pas Tadashi Kawamata, j’ai cherché dans les archives, partout, pas retrouvé le nom de l’artiste mais il me semble qu’il ne peut être que japonais, je n’ai pas su prendre le plan d’eau dans sa grande largeur, aveu d’échec donc, sans parler de l’arbre.

     

    Tout ça à cause du ciel qui se reflétait, voulais ça, le ciel qui se mire entre les roches noires, qui rend comme on dit dégorge de son bleu pour accrocher la risée, pour adoucir la surface noire des ombres des volumes, et pour avoir voulu saisir la lumière sans le grand angle qu'il fallait, j’ai perdu la vue d’ensemble. Il y avait ces petits pics d’espoir, mais ça n’a pas suffi, ils étaient trop rares dans le mill-pond, il y avait un trou dans mon bucket.

     

    Alors bien sûr j’ai été triste et frustrée, retenté plusieurs fois

     

     

     

    mais le cadre mangeait à droite,

     

     

    ou à gauche, sans succès donc, et de toutes les façons, le bleu s'était enfui.

     

    On me pressait d’avancer, j’ai donc renoncé, ne serai jamais plus zen devant cet espace qui m’a retoqué, en avais rêvé, peut-être parce qu’il n’y a que devant la scène réelle qu’on peut saisir cette philosophie du sobre, du peu, que la magie n’aurait jamais pu opérer ailleurs que là. L’intention d'un architecte de forcer son public à choisir entre la couleur et le cadre, ne serait-ce que ça, ne cherchons pas plus loin, ce serait vraiment trop déprimant.

    Alors comment faire quand on a perdu le zen, mettre cette envie d’absolu dans ses écrits parce que là elle ne dérange personne, et chercher ailleurs le peu qui suffit, sans doute, parce que le sais, ce que cherche est la couleur et le cadre dans le même élan.

     

    Mise à jour du 31 janvier 2013

    Jusqu'à ce soir de Nouvel An où un réveillon-bandoulière vous fait retrouver sur iPhone la photo oubliée, celle qu'on pensait n'avoir jamais pu prendre, celle dont on avait rêvé, mais en fait pas, on l'avait faite si vite et elle était parfaite, intégrait le bleu et le cadre, les deux bords avec toute la place nécessaire. Cette fin 2013 est parfaite, la voici, ma photo du zen.



     

     

     




     

     



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