• La suppression des allocs : étude de cas

    Crédit Photo Anthropia

     

    Appelons-la Catherine. Elle a 40 ans.

    Trois enfants de deux pères différents, tous partis.

    Pour les nourrir, elle travaille comme auxiliaire de vie sociale

    chez un particulier le matin et l'après-midi pour l'association Tartempion.

    Elle prend le bus à 6h45,

    commence à 7h30 pour réveiller Monsieur

    et lui préparer son petit déjeuner.

    Puis elle lui fait sa toilette, fait un grand ménage, va chercher ses courses.

    Elle lui prépare son déjeuner et l'aide à se servir.

    Il est midi trente. Elle file prendre le bus, elle attend une demi-heure.

    Elle mange dans le bus le sandwich qu'elle a préparé le matin avant de partir.

    Trois quart d'heures plus tard, elle arrive dans la ville

    où elle intervient l'après-midi.

    Un quart d'heure de marche.

    Il est 14h quand elle commence chez Mme G. pour deux heures de ménage,

    puis chez M. et Mme Y. pour deux heures de ménage.

    A 16h, elle reprend le bus.

    Après un quart d'heure de marche, quinze minutes d'attente

    et trois quart d'heure de transport, il est 17h15,

    quand elle retourne chez son monsieur du matin.

    Elle lui prépare son dîner, le prépare pour la nuit, oui je sais c'est tôt,

    l'accompagne dans son transfert du fauteuil au lit.

    L'installe confortablement devant la télé. Il est 18h15.

    Elle file chez Mme Z., qui habite dans le quartier,

    qu'elle prépare elle aussi pour la nuit.

    Il est 19h15. Elle rentre chez elle, à trois quart d'heures en bus.

    Amplitude de sa journée : 12 heures, plus les déplacements.

    A la maison, elle découvre ses trois enfants

    s'écharpant devant la télé hurlante.

    Elle a pourtant de la chance,

    la plus grande s'est occupée de leur lever,

    emmène la petite à l'école, est allée la chercher en fin de journée.

    Mais le garçon, ado de 16 ans, donne du fil à retordre.

    Il a quitté l'école en douce, s'est amusé au café toute la journée.

    Et là, en allumant le poste de TV,

    elle apprend que Sarkozy va lui couper les allocs familiales,

    parce que son fils fait l'école buissonnière.

    Pourtant avec ses 1100 euros par mois, on ne lui paie pas les intervacations,

    elle en a besoin des allocs,

    sans elles, elle ne s'en sort pas. Elle se demande comment elle va faire,

    soit elle quitte son boulot pour pister son gamin,

    et elle n'aura plus que les allocs,

    soit elle va gagner la vie de la maisonnée, et elle perdra les allocs.

    Comment doit-elle faire, Monsieur Sarkozy ?

    Payer un internat à son fils, elle n'en a pas les moyens.

    Comment peut-elle faire, hein, Monsieur Sarkozy ?

    Vos lois et règles idiotes, c'est pas bientôt fini ?

     

     

     


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