• La vacance

    Ann Véronica Janssens

    Galerie Air de Paris

     

     

    Lu le polar de la rentrée, mille feuille de 660 pages d'une série qui ne compterait qu'un épisode d'une seule saison. C’est un rituel chez moi depuis l’enfance, me mettre en vacance signifie généralement lire un roman policier, une saga, d’une traite sans culpabilité, chacun autour sachant qu’il n’a aucune chance de m’en dévier, la vacance étant justement ce suspens du vol du temps, en rupture avec la vie ordinaire.

    La vérité sur l'affaire Harry Quebert, a occupé mon temps de ce jour de 10h à minuit, avec plus ou moins les quarts d’heure d’une collation, d’un thé, d’un rapide dîner.

    Du genre Bildungsroman déguisé en thriller, ce livre de Joël Dicker est un « piègeturner », suffisamment bien fichu pour qu’on ne voie pas le temps passer.

    Je ne vais pas raconter l’histoire de la petite Nola qui disparaît puis réapparaît en squelette, l’enquête qui s’ensuit, tout ça sur fond de panne d’écrivain, de transmission entre le vieux professeur et le jeune ambitieux.

    Belle ouvrage d’un plutôt bon artisan, donner douze heures de plaisir à une femme n’est pas négligeable, même si in fine tout ça est assez Canada dry.

    Un des thèmes qui court tout au long, la reconnaissance au maître, est-on toujours obligé d'en passer par là ? L'impression que les petits garçons ont plaisir à se trouver de grands maîtres pour se hausser du col, même s’il se révèle que celui-là, de maître, en est sans doute un grand, dans sa façon de ne jamais se trouver au rendez-vous des certitudes.

    Alors à lire si on vous l’offre pour Noël.

     


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