• Le cercle du silence

    Les formes du travail

    Crédit photo Anthropia

     

    Mardi soir, Place du Capitole à Toulouse ;

    ils sont cent en un énorme cercle, qui fait ronde, en silence.

    Se taisent-ils parce qu'ils sont bouche close devant le scandale ?

    Quand les images, les médias, les critiques bruissent de toutes parts,

    le silence interpelle, interloque, interdit.

    Quand j'arrive sur cette place, je n'entends que lui,

    et cette immobilité suspecte,

    qui pose de manière ferme et forte et inébranlable.

    "Que les Franciscains

    et toute la communauté franciscaine de cette ville

    dénoncent l'enfermement de personnes pour le seul fait

    d'être entré en France pour vivre mieux ou pour sauver leur vie.

    Qu'ils s'inquiètent devant les conditions de détention

    qui sont faites aux hommes et aux femmes,

    enfermés à Cornebarrieu, véritable camp retranché

    dans la banlieue de Toulouse, et à leurs enfants,

    jusques et y compris dans leur cour de récréation,

    sur laquelle de grandes plaques métalliques

    ont été posées pour éviter tout regard extérieur".

     

    Ceux, qui citent leur frère François d'Assise,

    "pensent que le chemin d'une solution passe nécessairement

    par le respect de la dignité de toute personne humaine".

    Voici que "leur silence et disent-ils leurs prières,

    vont rejoindre les sans-papiers,

    mais aussi ceux qui font la loi

    et ceux qui la font appliquer".

     

    Le cercle du silence se réunit tous les derniers mardis du mois,

    de 18h30 à 19h30, depuis le 30 octobre 2007.

    J'y étais mardi, et moi qui ne prie pas, j'ai rejoint le cercle.

    Si cela peut aider, on ne sait jamais.

     

     

     


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