• Le problème, c'est la solution

    Ségolène Royal, Présidente

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    Le problème, c'est la solution. Philosophie du complexe, philosophie de la réalité.

    Si à chaque fois que vous avez un souci, vous allez vers ce problème, vous tournez autour, vous cherchez en parlant avec l'autre, vous le décomposez en tous petits morceaux digestes.

    Quand au lieu d'idéologiser, vous vous intéressez à l'autre pour voir en quoi il peut avoir quelque chose à vous dire, vous concerner d'une manière ou d'une autre.

    Parce que dans un problème se trouvent tour à tour les causes du dysfonctionnement, les sources du conflit, les pistes de solution, les adjuvants, s'intéresser à lui, creuser autour à la petite cuiller, tirer le fil de la pelote, le palper, le masser sont des techniques pour en réduire la masse.


    Ségolène Royal a un problème. Elle représente l'outsider dans la campagne. Elle devrait normalement être au bas de l'échelle, tenter l'assaut du bastion, de la forteresse. Seule face à lui, normalement elle ne peut rien.


    L'Etat UMP est fort. La récente autocensure en France de centaines de journaux, chaînes de TV, qui renoncent au scoop de l'année, le débat Bayrou-Royal, par crainte de représailles et dans un parti qui prône le libéralisme sauvage et le capitalisme dynamique, renoncer à des millions de chiffre d'affaires, en pleine crise de la presse et de baisse d'audience des TV généralistes, paraît suicidaire, cette récente autocensure montre assez le handicap que doit remonter Ségolène Royal. Exister dans un monde hostile.


    Mais Ségolène Royal sait que le problème, c'est la solution. Vous êtes seule face aux autres, devenez multiple face à un seul. Tendez la main au vaincu, pas d'arrogance avec la France qui ne sera pas au deuxième tour. Au contraire, proposez-lui un second tour commun, une étape de rattrapage.


    C'est ce qui est en train de se passer. Ségolène est devenue nombreuse. Nombreux, ceux qui ne supportent pas ce qu'est devenue cette presse déjà muselée, ces média si vite serviles dès avant les élections -que serait-ce si ce candidat était élu ?


    Ségolène Royal utilise la tactique dite de la tenaille, prendre le candidat à rebours du bon sens, par la bande, par le pas de côté. Ne pas affronter, enrober.


    En termes d'intelligence opérationnelle, c'est tout à fait remarquable. C'est la puissance des méthodes dites paradoxales. L'art des grands.

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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