• Le travail du rêve ne pense pas

     


    Le Grand Sommeil


    Installation de Claude Lévêque


    (Mac Val – Droits réservés)

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    Vous êtes entré dans un rêve, un rêve tout éveillé.

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    Dans ces lits-là, on ne dort pas, on lévite. Absence de gravitation, votre tête tombe en arrière. Humeur viscontienne, Le nave va, un peut-être baron de Münchhausen perché sur son balais, tout est déjà onirique, et vos yeux hypnotisés ne se ferment pas.

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    Accroché au ciel, dans une improbable voie lactée, cet hospice, cet orphelinat, aux barreaux de fer d'un autre temps, vous rappelle que des enfants y naissent, des malades y souffrent, des agonisants y meurent. Encore que, meurt-on vraiment au firmament ?

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    Au-dessous, des boules du Loto de la vie, des boules de blancheur phosphorescente dans des vasques transparentes, s'agglutinent  en molécules déstructurées, l'étrange géométrie qui se donne à voir est sans doute une mathématique, issue d'un savant calcul sur un boulier chinois. Compterez-vous les moutons, un, deux, trois, je pose quatre et je retiens un.

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    Je recommence, j'entre dans un billard nocturne, un néon éclaire d'un pâle halo la boîte de nuit vide, lendemain de disco. Il me reste à parier mes cauchemars, pour qu'un Dream-catcher les efface. Mais la trace reste indélébile sur l'ardoise magique.

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    M'aiderez-vous à déchiffrer l'encre de cette écriture inconnue ? Elle s'est incrustée sur les parois de mes neurones. Les lignes cosmiques se sont installées dans le coin kabbaliste de ma boutique obscure. Le travail du rêve ne pense pas.


     


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