• Les Experts au Stock Exchange

     

     

    Prenez un patron de CRS, de compagnie républicaine de sécurité,

    qui gère une échauffourée dans un quartier,

    il sait qu'il doit laisser les jeunes gredins

    s'escrimer sur les vitrines,

    déverser leur colère sur les voitures,

    bref qu'il doit respecter une sorte de cycle,

    un démarrage, une acmée, pour ensuite intervenir

    et stopper la révolte, au besoin par la violence,

    mais ce, au moment où les choses redescendent ;

    l'expérience lui a montré qu'il y a un temps pour tout,

    que c'est tellement plus facile de coffrer les manifestants

    en phase descendante,

    qu'il ne panique pas, lui, quand ça chauffe.

     

    Prenez un pompier, métaphore très usitée ces derniers temps,

    un capitaine de caserne, il sait qu'à un feu dévorant le maquis,

    on fait face par des contre-feux,

    on ne gaspille pas toute l'eau, la liquidité de ses Canadairs,

    que lorsque le feu est circonscrit, qu'il est isolable dans le grand tout,

    il ne panique pas, lui, quand il voit la montagne illuminée.

     

    Et la question que je me pose, c'est si Paulson et ses pairs,

    ont compris quelque chose aux contrefeux et aux courbes descendantes,

    parce que l'impression que j'ai, c'est qu'ils cherchent à circonscrire le feu

    comme un pompier mettrait du petit bois dans le feu,

    en injectant des liquidités sur lesquelles les spéculateurs se jettent

    comme des vautours sur un cadavre.

    Et que contrairement à nos CRS, ils ne savent pas attendre

    ce moment particulier où intervenir finira d'achever la crise

    plutôt que d'entretenir le feu.

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Leo
    Mardi 7 Octobre 2008 à 09:58
    Les liquidités injectées...
    ... ne sont pas réellement pour les marchés financiers mais pour le fonctionnement du système bancaire au quotidien. Garantir les dépots des gens et entreprises, assurer les prets et financements qui permettent d'irriguer le fonctionnement économique de la société au quotidien.
    2
    Leo
    Mardi 7 Octobre 2008 à 10:11
    Les liquidités injectées...
    J'ajouterais accessoirement que la spéculation a son utilité dans le sens ou c'est elle qui fait les volumes, l'animation et garantit donc la liquidité des places ou s'échangent les éléments de l'économie, (actions et donc investissements, matières première, etc). Plus de spéculation = plus d'échanges = plus d'investissements = économie et société qui s'arrête. La spéculation existe depuis toujours car indispensable au fonctionnement.
    3
    Mardi 7 Octobre 2008 à 10:42
    Séparer le bon grain de l'ivraie ?
    Le problème, c'est que dans le même mouvement, on soutient le système bancaire et on alimente la spéculation.
    4
    Thierry
    Mardi 7 Octobre 2008 à 14:42
    Au commencement,
    Il n'y avait rien puis le spéculateur créa la vie. " Plus de spéculations(...) -> économie et société qui s'arrête.La spéculation existe depuis toujours car indispensable au fonctionnement." Grand prix de l'humour néo-libéral 2008.
    5
    Lundi 13 Octobre 2008 à 08:01
    spéculer
    c'est spéculum qui désignait le miroir aux alouettes tout un symbole non?
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