J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.
J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.
Suite en bas de page, page 1, 2, etc.
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Pierre Leguillon
Cherchez l'auteur
Fiac 2007
Cliché Anthropia
Cherche-t-on l'anonymat, quand tout à coup le monde vient vous rendre hommage.
Tenu d'écrire, attendu au tournant,
comment se retourner
pour que personne ne voie l'artiste en train de créer.
Hyperprésence du public, qui hante l'auteur
dans la fausse solitude de sa chambre d'écriture.
Publié par Anthropia à 13:01:26 dans Art contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
Droits réservés
Mais peut-être est-ce Vila-Matas
qui a été invité dans un dispositif narratif de Sophie Calle.
A écouter l'émission de Frédéric Mitterrand de ce jour
avec Sophie Calle sur France Culture.
Publié par Anthropia à 11:12:01 dans Art contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
Ronald Bladen
Cathedral Evening
Palais de Tokyo, 2007
Cliché Anthropia
Depuis quelques jours, je suis entrée dans le livre,
Explorateurs de l'abîme, d'Enrique Vila-Matas.
Comment décrire ce recueil de nouvelles,
où l'abîme et l'art figurent
comme personnages principaux, difficile.
Entrez dans le dispositif de Sophie Calle,
non, en fait c'est le projet d'écriture
d'Enrique Vila-Matas, enfin on s'y perd,
car la mise en abîme vaut aussi en ce sens,
bref, imaginez-vous le narrateur,
sollicité par une artiste contemporaine,
pour lui écrire le scénario de vie
d'une année entière.
Elle le réalisera, moyennant
quelques petites conditions
que vous découvrirez.
Enfin, en principe.
Car la question reste en suspens jusqu'au bout.
C'est un superbe livre de chevet,
qu'on déguste pour ses qualités de dépaysement
et d'humour, ses citations littéraires,
qui fonctionnent comme des opérateurs de récit,
des petites bites de flipper,
sur lesquelles on rebondit,
Kafka et le grand-oncle d'Enrique,
nous accompagnant pour nous guider.
Ce qui surprend, c'est l'hésitation,
Vila-Matas en auteur malade,
qui revient sur ce choix de vie,
cet amour de l'art au-dessus de tout.
Pour qui ? Pour soi, pour l'art.
Un spectacle nous intrigue,
Miles Davis tourne le dos au public pour jouer,
pour mieux se concentrer,
pour oublier l'auditeur, le spectateur ;
cette métaphore de l'artiste, les yeux à l'intérieur,
plutôt que dans la relation au monde.
Regret d'une époque
où Vila-Matas écrivait sans être publié ?
Savoir toucher les sujets graves avec légèreté,
redonner à l'artiste la place du risque,
de ce regard du bord de précipice,
qui apporte le lointain dans nos vies,
l'étrange auquel le réel sert de contre-point.
Et puis décidément, cet auteur, Vila-Matas,
qui, de livres en livres, cherche à disparaître
dans les replis de sa narration,
se nourrissant des souvenirs des autres
pour faire œuvre d'auto-fiction,
nous mettant face au néant de son identité,
mais tellement habité de fantastique
et de petits bouts de réalité,
qu'il finit par faire
miroir mosaïque de lui-même.
Explorateurs de l'abîme
d'Enrique Vila-Matas
Editions Bourgois
23 euros
Publié par Anthropia à 11:03:10 dans Critique littéraire | Commentaires (2) | Permaliens
Cliché Anthropia
Publié par Anthropia à 23:13:33 dans Architecture | Commentaires (0) | Permaliens
Dowtown
Cliché Anthropia
La prochaine loi sur la modernisation de l'économie,
supposée lutter pour le pouvoir d'achat,
stimuler la concurrence,
protéger le citoyen,
a fait l'impasse sur le dispositif Class Action,
une fois de plus,
Devant l'oukaze du MEDEF.
qui n'y est pas favorable,
et pour cause,
pas de possibilité pour les citoyens d'intervenir,
contre les pratiques abusives,
de leurs fournisseurs.
contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays d'Europe,
Aucune possibilité de se regrouper et d'ouvrir une action collective en justice.
C'était dans le off de Bakchich.
Mais qui a donc dit :
"ceux qui croient que je fais la politique
en faveur de quelques-uns...
et ils ont raison de le croire..." ?
Nicolas Sarkozy.
Publié par Anthropia à 10:47:18 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
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