J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.
J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.
Suite en bas de page, page 1, 2, etc.
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Jaume Plenso
One thought fills immensity
Galerie Albion
Cliché Anthropia
Le concept de « jeunisme » qui envahit la médiasphère,
des pages de pub pour la wii-fit
aux diatribes des nostalgiques des temps hiérarchiques
à la Finkelkraut,
ne vaut pas tripette.
Qu'est-ce à dire ?
Que lorsqu'un concept ne rend plus compte de réalités très plurielles,
il doit être abandonné.
Qu'y a-t-il de commun entre un jeune de 15 ans,
un jeune de 25 ans, un jeune de 35 ans,
un jeune de 45 ans, un jeune de 55 ans,
un jeune de 65 ans ?
Rien.
Qu'ils achètent des consoles de jeux,
qu'ils portent des Converse ou qu'ils écoutent Grand Corps Malade
ne change rien à l'affaire.
Ils vivent sur des planètes différentes,
ne voient pas la vie du même point de vue,
même si leur look emprunte à l'uniforme mondial.
C'est même ça qui brouille les pistes ;
quelques épithètes de la consommation standard,
pratiques, confortables, synonymes de détente et de jouissance,
se sont mondialisés dans une langue collective.
L'iconographie est rassembleuse.
Mais grattez le blouson, éteignez l'écran, balancez les sportshoes ;
allez voir à l'arrière, les années marquent toujours la différence.
Remisé le bleu de vie publique, chacun retrouve sa nature privée.
Je me souviens dans les années 90
avoir invité une cinquantaine de personnes,
dont toutes disaient qu'elles faisaient dans la Communication,
pour qu'elles racontent le détail de leur métier.
Et la soirée s'était passée à faire le tour de ce concept,
montrant son flou et son inadéquation à la réalité.
Cinquante métiers, du webmaster à l'attachée de presse,
du journaliste d'entreprise à l'organisateur de salons,
du consultant au monteur de court-métrages,
du prof d'école de com' au spécialiste des murs d'écran.
Le concept de com' ne rassemblait rien.
Et si j'invitais sur ce blog tous les Djeuns patentés,
n'afficheraient-ils pas la même diversité,
le même grand écart entre un mot fourre-tout
qui ne veut rien dire et l'infinie richesse des profils.
Djeun est un prêt-à-penser,
utile surtout aux stigmatisateurs de la post-modernité
et de la jeunesse.
Et si nos intellectuels se mettaient enfin à approfondir,
peut-être verraient-ils dans les temps actuels,
une ribambelle sociétale
qui cherche une nouvelle définition d'aujourd'hui,
s'émancipant des regrets d'hier.
Un homo technologicus,
mâtiné de développement personnel et de spiritualité,
se dépatouillant avec son intimité
et son corps face à l'intimité et au corps de l'autre.
Un nouveau rapport, qui ne passerait plus par le social.
En quelque sorte, l'homme intimal.
Est-ce pour cela qu'on l'appelle djeun ?
Parce que jusqu'à aujourd'hui,
seule l'enfance montrait cette part secrète de soi à vif,
cette fragilité de l'être,
qui ne joue pas l'évidence de l'être fort, de l'être unifié.
Un sujet, qui s'accepte comme être fragile, quelque soit son âge.
Publié par Anthropia à 12:11:48 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Cliché du site Ada
Je fais rarement de la pub,
mais il ne sera pas dit
que la victoire de Voynet
aux élections municipales,
qui a valu à la Mairie de Montreuil
une telle débandade,
que les affiches du spectacle
n'ont pas été affichées
et l'annonce pas faite
faute de parution du journal local,
aura nui à une noble théâtreuse,
j'ai nommée, la so-called Judith Bernard
dans DOMINO : nuit blanche, jour noir,
de Judith Bernard
Alors venez nombreux au :
Théâtre Berthelot
6, rue Marcelin Berthelot
93100 MONTREUIL SOUS BOIS
Métro : Croix de Chavaux
Pour en savoir plus connectez vous à
et tapez le nom de votre spectacle favori.
Et si vous veniez dimanche,
c'est à 15h30 pour avoir des places.
N'hésitez pas, y a encore des places libres.
Publié par Anthropia à 19:05:30 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Thomas Lélu
Galerie Léo Scheer
Cliché Anthropia
Cf. article Je vide des tubes, rubrique art contemporain,
sur ce degré zéro de la peinture,
quand elle n'est que cet amas de matière.
Boursouflure fécale.
Quand les médias se font les chantres de l'imposture,
je m'interroge.
Publié par Anthropia à 10:17:02 dans Art contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
Valentin Carron
Croix Noirs
Palais de Tolyo, 2007.
Cliché Anthropia
Il y a chez Fillon une dimension christique, une dimension de la souffrance,
qu'il ne s'applique pas à lui-même ou aux siens, mais à ceux qu'il prétend redresser.
Fillon se veut le correcteur de la nation, le nettoyeur,
il veut éradiquer notre génie national,
qu'il n'aime pas.
Il serait intéressant de visiter son histoire personnelle,
pour comprendre en quoi notre dolce vita, nos statuts privilégiés de fonctionnaires,
nos endettements, nos tropismes et défauts nationaux le dérangent.
Chez Fillon, point d'indulgence, une haute d'opinion de lui-même,
et la certitude qu'il a une mission, qu'il laissera des traces.
Des preuves, la réforme poussive de la retraite, âge reculé toujours plus,
la centaine de réformettes, toutes destinées à nous mettre au pas,
mettre au pas les fonctionnaires, les chômeurs, les rmistes, les malades,
les consommateurs de gaz, les familles nombreuses,
les étrangers sans papier, les écologistes, etc.
Une forme de psycho-rigidité, un engagement qui le rend prêt à tout :
des discours enflammés pleins d'envolées ineptes devant l'assemblée nationale,
de la contre-information, si nécessaire, le rappel au gaullisme si utile,
une forte idéologie anti-gauche, anti-verte, anti-libertaire, viscérale,
il est haineux cet homme-là.
Il est le principe de certitude de Sarkozy, sa colonne vertébrale,
si Sarko décroche, lui s'accroche,
si Sarko oublie, lui mémorise,
si Sarko temporise, lui persiste et signe.
Et dire que depuis ces élections, on pensait que c'était Sarko
qui faisait la politique de la France. Mais Sarko n'était que l'arbre.
Je me suis même laissée dire que Sarko en faisait de moins en moins,
qu'il n'est là que pour le service com'.
Fillon creuse la fosse des Français, il tente d'enterrer notre spécificité.
Son goût de la perfide Albion l'a rendu adepte du thatchérisme :
il essaie de l'imposer brutalement et sans traduction.
Et nous ne nous en sortirons pas si nous attendons cinq ans.
Il faut réagir.
Publié par Anthropia à 10:54:25 dans Actualité | Commentaires (3) | Permaliens
Plan de maïs
Amendement Chassaigne
adopté par l'Assemblée nationale
« Les plantes transgéniques
ne peuvent être cultivées
que dans le respect
"des structures agricoles,
des écosystèmes locaux,
et des filières qualifiées sans OGM,
et en toute transparence". »
En souhaitant que le Sénat
ne le supprime pas,
comme le voudraient
Fillon et Borloo
Publié par Anthropia à 14:01:21 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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