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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où s'installent mes textes et billets d'art contemporain

Présentation

J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.




J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.



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Les caisses sont vides ; mais combien coûtent 1000 hommes ? | 01 avril 2008

La guerre aura lieu 

Vu dans friche industrielle

Cliché Anthropia

 

 

Les caisses sont vides ; désespérément vides.

Ces milliards partis en fumée, quand ce gouvernement

a remboursé 50 000 euros à 90 000 personnes les plus riches.



Les caisses sont vides ; désespérment vides.

Mais combien coûtent 1000 hommes qu'on envoie en Afghanistan ?

Logés, nourris, les munitions, le paquetage, la solde, le transport.



500 euros par jour et par homme ? 0,5 millions d'euros par jour ?

Soit 365 jours, ça dure bien un an une mission de ce genre,



donc on investit 183 millions pour une guerre qui n'est pas la nôtre.



Cela fairait 114 000 SMIC environ,

(des emplois pour les jeunes dans les cités, dans les collèges et lycées),

ou bien 183 millions à investir dans la recherche,

ou bien dans des programmes de logements sociaux.


Et pourquoi pas 100 euros de plus par an pour 1 830 000 personnes pauvres,

des handicapés, des personnes âgées.

De quoi payer un fauteuil roulant ou bien une climatisation ?

 

La démocratie en France permet à un Président de décider seul

de la dépense de 183 millions d'euros,

sans en informer quiconque, sauf d'Angleterre,

façon de dire "je fais ce que je veux".

 

Alors qu'il nous dit que les caisses sont vides, désespérément vides.

Et qu'il veut être plus transparent.

Où a-t-on entendu parler de la raison nécessaire de cette guerre ?

Quand Sarkozy nous en a-t-il expliqué l'impérieuse nécessité ?

A quel comité théodule, à quelle assemblée a-t-il demandé conseil ou vote ?

 

Comme pour Blair, nous resterons sur cette énigme d'une décision arbitraire,

sans cause apparente, allant contre l'opinion publique.

Mais contrairement à Blair, notre Président l'aura décidé en catimini.





 

 






 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 12:07:55 dans Actualité | Commentaires (0) |

Fantôme | 30 mars 2008

Fantôme

Cliché Anthropia

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 12:59:10 dans Bouts de rien | Commentaires (5) |

Les formes du travail XIX - Flèches | 30 mars 2008

Les formes du travail - Flèches

Cliché Anthropia



 

 

 




 

Publié par Anthropia à 12:56:21 dans Les formes du travail | Commentaires (0) |

Débris de semaine 7 : Entre Argentine et Chili | 29 mars 2008

 

 

Lundi

Next ne va pas bien. Elle court partout, miaule et gémit à fendre le coeur.

Chaleurs printanières. Ouvrir la porte.

 

Mardi

N'ai pas parlé ici de mon nouveau voisin, Osvaldo.

Il est peintre, sculpteur, tendance néo-cubiste. Un grand.

Pas mon style, je suis plutôt art contemporain.

Mais le jardin a changé de couleur, surtout le vendredi.

La fête, tous les vendredis.

C'est ça les artistes argentins.

 

Jeudi

Chez mon marchand de journaux.

Vous l'avez vu hier soir à Windsor. N'importe quoi, son discours.

Il fait dans l'affectif. Z'avez-vu la tête de la princesse Anne ?

 

Un vieil homme entre. Il prend le Figaro.

Le marchand de journaux, remonté :

Mais vous avez tort. Vous voyez bien, ce Sarko, il fait n'importe quoi.

Le vieil homme à casquette et à veston de gabardine beige. J'm'en fous.

 

Il sort.

Mon marchand de journaux. Vous savez, celui-là, il se fait engueuler par toute sa famille,

il est le seul à être sarkozyste dans une famille antisarkozyste.

 

Il se fait engueuler, mais il s'en fout.

 

Je sors. Je recroise le vieil homme plus loin à la boulangerie.

Il me reconnaît, me sourit.

Et la phrase sort toute seule. Pourquoi vous votez Sarkozy ?

Il me regarde. L'air d'un petit garçon malicieux, de 70 ans.

Ben vous voyez, il est jeune, dynamique. J'aime ça.

Je ne rétorque pas. Rien à faire, celui-là n'entend que ce qu'il veut.

 

Vendredi

Ai revu Jean.

Son cheval, qui était malade, est mort. C'était le petit-fils de Roquépine.

Est-ce qu'on dit comme ça pour les chevaux.

Est-ce que ce cheval connaissait sa grand-mère ?

 

Samedi à la boulangerie

Ma boulangère me regarde contrariée. Quoi ?

Elle m'explique. Elle est en colère.

Elle a vu à la télé un Chinois de l'ambassade de Chine à Paris.

Il l'a énervée. Non mais vous voyez ce qu'ils font là-bas, contre les Tibétains.

Et ce Chinois qui dit n'importe quoi.

Je ne l'avais jamais vue aussi remontée, ma boulangère.

Une petite femme, toute en boucles et en sourire. 

Elle est marocaine.

Elle aurait pu être boudhiste tibétaine.

 

Samedi un peu plus tôt

Il est passé. Une barbe de trois jours. Il m'a regardé.

Ca y est je suis rentré.

Cela faisait 360 jours qu'il était au Chili.

 

 

 








 

 

 

Publié par Anthropia à 13:35:59 dans Débris de semaine | Commentaires (0) |

Bling-Bleng | 28 mars 2008

Cliché Anthropia

 

 

Quand le Président fait bling-bleng, c'est plus discret, moins voyant, plus dandy, moins parvenu.

 

Et pourtant, quand le Président fait bling-bleng,

c'est 1000 soldats de plus pour son ami Bush et son ami Blair,

c'est une révolution atlantiste, tout pour l'Otan, abandon de notre suprématie.

C'est une bavure démocratique,

annoncer devant le Parlement anglais, ce qu'il n'a pas encore dit au Parlement français.

C'est une révolution libérale :

jetons au panier notre singularité nationale, vive le modèle thatchérien.



 

Quand le Président fait bling-bleng,

c'est 1000 attitudes, sourire, crispation, air sérieux,

la contenance de celui qui s'en cherche une.


C'est un discours la bouche en coeur

en réponse à un discours en cul-de-poule.

J'avais honte de sa fausse "affectivité" face à quelqu'un qui ne lui demandait rien.

Voir l'air inquiet de la Princesse Anne, qui jaugeait l'oeil impitoyable

cherchant le jugement : fanfaron ? fantasque ? fantoche ?

 

A l'heure bling-bleng, ne restait qu'un petit couple,

une petite fille qui joue à la grande et un petit garçon empêtré dans son faux-self.













 

 

Publié par Anthropia à 20:06:13 dans Actualité | Commentaires (0) |

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