Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

Présentation

anthropialeblog@gmail.com 


Droits réservés

Compteur

Depuis le 13-10-2006 :
1529627 visiteurs
Depuis le début du mois :
22726 visiteurs
Billets :
1203 billets

Wikio

http://www.wikio.fr

A la grecque 1 | 20 janvier 2009

Crédit photo Anthropia

 

 

Je me demande ce qui arrive à nos députés,

qui se coupent le bras, limitent le temps d'amendement,

comme s'ils ne voulaient pas avoir le droit de s'exprimer,

et ce qui prend à nos sénateurs,

d'augmenter la redevance pour financer la suppression de la pub à la TV,

plutôt que de renvoyer le Président à ses calculs de déficit,

en quelque sorte ils nous punissent

de ce que l'Empereur a eu une mauvaise idée,

moi je croyais que le Parlement

était partie prenante de l'équilibre des pouvoirs,

mais s'ils se dégonflent,

alors qui nous protégera de nos parlementaires ?

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 10:01:45 dans Actualité | Commentaires (0) |

A la grecque | 18 janvier 2009

 Assemblée nationale

Crédit Photo Anthropia

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 22:52:54 dans Actualité | Commentaires (0) |

Chloé Delaume : Dans ma maison sous terre | 15 janvier 2009

Florence Reymond

Crédit photo Anthropia

 

Dans ma maison sous terre

Chloé Delaume

Fiction et Cie - Seuil

Les enfants chantent ça dans la cour de récréation, une comptine, Dans ma maison sous terre ; l'autre jour, quand j'ai évoqué ce titre du livre de Chloé Delaume, ils se sont tous mis à la chanter chez moi, une bluette, une petite madeleine.

 

Mais Chloé Delaume nous fait entendre une autre chanson, on peut lire ce livre, sans avoir lu Le cri du sablier, mais chacun devrait le lire, ce bijou d'autofiction, qui va chercher loin dans la plaie, mode ouvert/fermé, vous ramassez le secret en composant les numéros du coffre-fort, la combinaison de phrases mystérieuses. La lectrice se lançait, moi (NDLR), se perdait dans la brume des marais massacreurs, s'arrêtait, cherchait le chemin, revenait en arrière, expérience unique de lecture.

 

L'inconscient n'a pas d'histoire, mais ici c'est bien d'une suite dont il s'agit, l'auteure nous livre une méditation ou plutôt une médisance sur la grand-mère, et affiche d'entrée son projet de vengeance, une tentative de meurtre littéraire, la mauvaise grand-mère ne mérite plus de vivre. Non à la façon ludique d'un Vila-Mata qui confiait à Marguerite Duras son projet d'écrire un livre qui tue le lecteur, mais à la manière mi-infantile, mi-perverse d'une gothique qui traite sa peine avec les ressources de l'éléphant rose sur la route, la rencontre des morts, dont les noms sont gravés sur les tombes, là, juste à côté de la tombe de la mère, grand-père au-dessus.

 

Dans le schéma actantiel, la petite fille trouve un adjuvant, Théophile, explorateur de l'abîme de son état, entre zombie de cimetière dont on découvre peu à peu la persévérante aventure, et "aidant naturel", on pourrait dire psychanalyste, de Chloé Delaume, il conseille, trie, rassure. L'Alias peut alors rouvrir ses plaies, hanter l'énigme d'une famille à tiroirs.

 

Ce soir j'écoutais Françoise Héritier, elle parlait des structures de la parenté, comme à son habitude d'anthropologue du social, et curieusement elle a cité l'histoire tarabiscotée de la chanson de Sacha Distel, dont on trouve les paroles dans le roman de Chloé, la mère de Chloé la lui chantait petite fille, une clef avec une tache de sang, un p'tit secret de famille glissé mine de rien.

 

A Trinitad, vivait une famille, ... Oh papa, quel malheur, Quel grand malheur pour moi

Oh papa, quel grand scandale, Si maman savait ça, sur un air de Slim Henry Brown, ambiance caraïbe.

 

Je connaissais la musique, je n'avais jamais écouté les paroles, je la fredonnais, brrr, froid dans le dos. Si papa savait ça.

 

Un roman ou un récit, du parler vrai à couper le souffle ou de la prose sur un sujet épineux ? L'empathie vous pousserait à vous porter au secours de la petite sœur, un peu comme ces mouettes qui viennent couver des magnétophones posés sur les rochers, parce qu'on y a enregistré des vagissements de bébé, mais résistez à la commisération, l'auteure n'en pas besoin, ce serait trop simple, elle n'est pas née de la dernière pluie, elle maîtrise jusqu'en bord de falaise, elle nous fout la frousse, puis nous fait la nique. Et même si c'était vrai, ayons la délicatesse de ne pas poser la main.

 

L'histoire est d'abord l'aventure d'un récit, une petite femme va sur les tombes comprendre ce qu'elle peut retenir de la violence de sa famille, quoi en faire, faut-il en faire quelque chose, du mal, du père, ou peut-être. Tout cela tressé avec des biographies imaginaires, celles des morts voisins,

la funambule hésite, mais grâce au fil de dialogue entre Théophile, le junky, et Chloé, l'Alias, elle mène hors péril le récit. Si vous êtes Harold, celui de Maud, si vous aimez manger des oranges aux enterrements, alors ce livre est pour vous, il irrite les dents, il serre le cœur, il force l'admiration, impeccable créativité de la forme.

 

N'oubliez pas d'aller écouter sur ce site la bande son, parce que l'œuvre est expérimentale et musicale, d'un destin si peu conforme, comment faire autrement ?

  

 

 

Publié par Anthropia à 21:32:27 dans Critique littéraire | Commentaires (0) |

Le dernier musée de Pei | 15 janvier 2009

 

 

Merci à la Tribune de l'Art pour cette photo du dernier musée à Doha 

de l'architecte, Pei, celui de la Pyramide du Louvre.

L'ombre sur la surface de l'eau

donne à ce bâtiment sa part d'ombre,

désordre dans l'ordre complexe de cette quête épurée

de l'architecture islamique.

 

 

 

 

 

 

http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves/Breves_2008/05_08/Musee_Qatar.htm

Publié par Anthropia à 11:43:57 dans Architecture | Commentaires (0) |

Thirtsa Ullman, capter l'insistant | 14 janvier 2009

Autoportrait (détail)

Thirtsa Ullman

Crédit photo Anthropia 

 

 

"La réalité est ce qui ne disparait pas

quand on a cessé d'y croire".

Philipp K. Dick

cité par Chloé Delaume

in Dans ma maison sous terre

(dont je parlerai bientôt).

 

J'aime cette image de la réalité têtue,

de ce reste après division,

de ce plus petit commun dénominateur

dans la négociation entre soi et soi.

Peut-on ensemble se mettre d'accord,

sur ce que nous appelons la réalité ?

Oui, à condition de sortir de nos croyances.

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 13:09:25 dans Art contemporain | Commentaires (2) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| 156| 157| 158| 159| 160| 161| 162| 163| 164| 165| 166| 167| 168| 169| 170| 171| 172| 173| 174| 175| 176| 177| 178| 179| 180| 181| 182| 183| 184| 185| 186| 187| 188| 189| 190| 191| 192| 193| 194| 195| 196| 197| 198| 199| 200| 201| 202| 203| 204| 205| 206| 207| 208| 209| 210| 211| 212| 213| 214| 215| 216| 217| 218| 219| 220| 221| 222| 223| 224| 225| 226| 227| 228| 229| 230| 231| 232| 233| 234| 235| 236| 237| 238| 239| 240| 241| >>

Tous les derniers titres

Mes autres textes et images

Sites à découvrir

Soutien à Aides

Pour voir le widget Aiderdonner, vous devez installer le plugin Flash :

Télécharger le greffon Flash

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03