J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.
J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.
Suite en bas de page, page 1, 2, etc.
Copyright déposé
sur textes et photos
sauf oeuvres d'art
Depuis le 13-10-2006 :
328115 visiteurs
Depuis le début du mois :
4620 visiteurs
Billets :
859 billets
Le rapport Attali va sortir, bientôt, et sans faute. Enfin, il paraît que c'est pour ça qu'il a été retiré hier des pages des Echos, il était bourré d'erreurs.
A lire absolument cet extrait clairement libéral tiré du Figaro : « Ainsi, la commission veut «préparer la jeunesse à l'économie du savoir et à la prise du risque». Ce qui signifie, dans le primaire, accélérer l'apprentissage de l'anglais, du calcul et de l'informatique... »
Je n'ai rien contre ces trois matières dont je me sers sans cesse dans mon travail. Je n'ai absolument rien contre, vraiment. Mais si le savoir et la prise de risque se résument à l'apprentissage de l'anglais, du calcul et de l'informatique, c'est le degré zéro de l'humanité.
Ces quelques mots dans un rapport très, très libéral, m'apparaissent comme la caricature absolue de ce qu'on veut faire du petit Français : un financier de Wall Street, un boursicoteur obsédé par le fric, un singe savant américanisé, un épicier de luxe informatisé, bref le portrait-robot de l'arriviste décervelé, en quête du cyber-bling-bling pouvoir.
On voudrait faire de nos chères têtes blondes des petits libéraux tous pareils, qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Venant d'Attali, on aurait pu souhaiter autre chose. Mais voilà, il faut bien l'admettre, nos élites ne jurent que par l'américanisation, l'argent et la technologie. Aux orties, les humanités, la tête bien faite, l'honnête homme. Le primat de l'individu nomade robotisé est déclaré. C'est la guerre qui l'est ce faisant : la guerre à l'intelligence du cœur, aux solidarités, à la culture, à l'humanisme et à la vraie prise de risque. Car selon moi, la prise de risque, c'est le pari de l'art, de l'originalité, de la diversité, du goût, que la commission ignore. Et si la croissance doit repartir, c'est bien plutôt par une offre décalée qu'on y arrivera.
Peut-être que si Attali avait su s'entourer, il y aurait moins de libéralisme dans son rapport et sans doute aussi moins de fautes dans sa rédaction.
Dernière minute : le rapport Attali est en fait un rapport bling-bling, commandité par l'Elysée, il est édité par une co-édition entre la Documentation française et Xo, Fixot éditeur. Manière de privatiser les profits et de faire payer les coûts par l'Etat. Rien d'étonnant donc à ce qu'il fasse l'apologie de l'écolier bling-bling.
Publié par Anthropia à 09:30:17 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (2) | Permaliens
Néon
Palais de Tokyo
Cliché Anthropia
Hier il m'est arrivé quelque chose qui n'arrive pas souvent dans la vie. Une vieille amie est venue me voir. Et tout de go, à l'heure du thé, elle m'a demandé d'être son exécutrice testamentaire. Bon, elle n'est pas encore à l'article de la mort, mais elle y pense, elle prenait l'avion pour L.A., ceci expliquant peut-être cela.
Elle a fait ça avec beaucoup de classe, rien de pompeux, un courrier glissé sur la table, en me regardant en souriant, pas de tralala, de larmes, de drame, une demande d'une copine à une copine, un petit service en quelque sorte.
Publié par Anthropia à 11:51:29 dans Chroniques Ivryennes | Commentaires (0) | Permaliens
Cliché Anthropia
Hier soir au 20 heures de France 2, un reportage nous apprenait qu'il y avait des centrales d'achats pharmaceutiques, des regroupements de pharmaciens, qui tentaient d'obtenir des prix de la part des grands laboratoires pharmaceutiques.
Publié par Anthropia à 15:23:21 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Photo d'Art Shay
Nu de Simone de Beauvoir
publié en page intérieure du Nouvel Obs
J'ai longtemps pensé qu'il fallait chercher du côté de la vie des philosophes pour se faire une idée de leurs idées ou théories. Tel philosophe qui largue sa grande famille, Rousseau, (l'un des inspirateurs de la Révolution française), tel autre qui ne se marie jamais, Kierkegaard, préférant rêver à l'impossible fiancée que de vivre les affres du quotidien avec elle (cela dit ils sont nombreux les philosophes en mal d'âme sœur, certains ont d'ailleurs cherché l'âme frère), tel autre enfin, vivant au fil des années, col blanc ouvert au risque de l'angine de poitrine, vivons dangereusement, je ne le cite pas, tout le monde aura deviné.
La post-modernité met le corps en avant, comme Simone prônait la vérité à tous prix. Le corps à la vue de tous est un peu cette vérité plus vraie que les mots, l'irréductible d'un être, son image extérieure la plus authentique. Après l'ère du soupçon, je ne dis pas ce que je pense, je ne pense pas ce que je dis, se montrer à poil c'est montrer sa vie, l'exercice physique qu'on fait ou pas, le régime draconien qu'on impose à son réfrigérateur. C'est en tout cas l'utopie contemporaine, le corps comme performance de soi, plus fort qu'une philosophie.
Publié par Anthropia à 10:10:30 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (4) | Permaliens
Cliché Anthropia
Palais de Tokyo
The Third Mind
Jean-Frédéric Schnyder est né en 1945 à Bâle, il vit à Zoug
Découvrir cet artiste ne se fait pas du premier coup. En tout cas pour moi. J'ai d'abord trouvé inintéressants les thèmes et le traitement réaliste de ses tableaux. Puis en y regardant à deux fois, j'ai découvert le fantastique pouvoir fascinant de ces plans, saisis sur le vif, dans le quotidien banal. J'ai commencé à comprendre la fascination pour les fenêtres, pour les espaces ouverts qui cachent autant qu'ils dévoilent. J'ai aimé cette plongée et ce regard qui saisit par strates, qui emmène le regard là où il veut qu'on regarde, dans un coin de salle d'attente de gare, rendu non comme une fermeture mais comme ouverture sur le matériau, la lumière, le paysage.
"Tout cela se révèle moins bizarre dès lors qu'est rappelée la prédilection de J.F. Schnyder pour Marcel Ducham, avec, au premier plan, moins les 'ready-mades' que cette capacité à tenir compte de l'imprévu, à convoquer le hasard des circonstances, et donc, en définitive, la vie elle-même, pour construire une oeuvre qui se tient en constant porte-à-faux par rapport aux formes contemporaines. Contrairement aux artistes de la veine documentaire qui s'efforcent, à la suite de Bernd et Hilla Becher ou de James Welling, de recenser photographiquement les lieux de mémoire de la modernité, J.-F. Schnyder conserve toujours à l'égard du monde une vision paradoxale à la fois proche et légèrement ironique, qui lui permet de simplement s'asseoir dans une salle d'attente ou sur un banc public pour dépeindre ce qui s'offre à lui, suivant un art qui reste une version très personnelle du réalisme". Mamco-Suisse.
Publié par Anthropia à 15:57:17 dans The third Mind | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| 156| 157| 158| 159| 160| 161| 162| 163| 164| 165| 166| 167| 168| 169| 170| 171| 172| 173| >>
Commentaires récents