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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

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FIAC 2008 : ma cabane dans l'arbre | 30 octobre 2008

Loris Cecchini

The Painted Distances

2008

Courtesy Galleria Continua

Crédit Photos Anthropia

 

 

Difficile à prendre, cette photo d'un coffret mural en simili plexi,

dans lequel s'est glissée cette photo d'arbre, une branche, un détail d'arbre,

sur lequel Loris Cecchini a construit une cabane, de bric et de broc.

Le titre montre assez l'artificialisation du montage,

de nature ici, que du 3D,

l'enveloppement renvoie à notre société qui suremballe tout,

mais l'oeuvre rappelle que l'art contemporain, c'est la distance à notre monde,

c'est le surlignement des niveaux d'emboîtement,

c'est le cadre et le matériau.

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 09:01:23 dans FIAC 2008 | Commentaires (0) |

Ne pas avoir eu de mère, par Houellebecq | 29 octobre 2008

ChenZhen

Lire les cendres écouter le silence

1999

Courtesy GalleriaCONTINUA

Crédit photos Anthropia

 

"Ne pas avoir eu de mère ?

Je savais au moins qu'elle existait,

je pouvais la situer, généalogiquement parlant

(même si j'ignorais en général dans quelle partie du monde

elle pouvait bien se trouver).

Ma soeur l'a vue encore bien moins souvent que moi,

pour elle ça devenait une présence quasi-fantomatique.

Mais il est frappant de constater que ces enfants

qui ont vécu toute leur vie dans une famille d'adoption,

parfois heureuse, éprouvent quand même

(en général vers la fin de l'adolescence)

le besoin de retrouver leurs "vrais parents".

Interrogés, tous répondent qu'ils éprouvent le "besoin de savoir".

......

Cela débouche rarement sur une relation durable.

Ils se contentent souvent d'une rencontre,

et d'une seule.

Quelques heures pour toute une vie.

Ce qui se passe pendant ces quelques heures

est évidemment un grand mystère ;

il me semble cependant que je suis, mieux qu'un autre,

en mesure de l'imaginer.

 

Il n'y a, chose curieuse, presque jamais de haine ;

non, ce qui est en jeu est quelque chose de plus froid,

et de plus triste.

Il n'y a pas davantage de pardon,

et j'avoue que je prends assez mal les déclarations de ma mère,

"on doit tous se pardonner les uns les autres", etc.,

où elle s'efforce de singer Dostoïevski, dans ce qu'il a de plus exaspérant.

Je n'y vois qu'une ultime pitrerie, et du genre sinistre.

Ce qui est en jeu,

c'est la reconnaissance qu'un mal a été commis dans le monde ;

et que, d'anneau en anneau, il continue de dérouler ses conséquences.

C'est la reconnaissance, aussi, que ce mal est définitif ;

que rien de ce qui a été commis ne pourra être défait.

C'est la reconnaissance, enfin, que ce mal est limité ;

c'est la transformation d'un mal indéfini, ignoble,

en un mal restreint, défini dans l'espace et dans le temps.

C'est une tentative d'interruption

du déroulement illimité des chaînes causales ;

de la reproduction sans fin du malheur et du mal.

.....

On peut briser la chaîne de la souffrance et du mal.

 

Tous cependant, même ceux qui n'ont pas cette force,

tirent, de cette rencontre, un grand enseignement.

C'est en quelque sorte la face sombre du Tat tvam asi,

le "Tu es ceci",

dans lequel Schopenhauer voyait la pierre angulaire de toute morale.

La face lumineuse, c'est la compassion,

la reconnaissance de sa propre essence dans la personne de toute victime,

de toute créature vivante soumise à la souffrance.

La face sombre, oui, c'est la reconnaissance de sa propre essence

dans la personne du criminel, du bourreau ;

de celui par qui le mal est advenu dans le monde.

Sa propre essence, on l'a à présent devant soi ;

alors qu'on est, en même temps, la principale victime.

Ce qui se produit alors est difficile à décrire,

mais n'a rien à voir avec le pardon chrétien.

C'est plutôt comme une compréhension, une lumière ;

une connaissance du bien, comme du mal,

comme de sa propre nature, intermédiaire.

Et un souhait, autant que possible,

qui peut prendre la forme d'une prière,

d'être délivré de l'emprise de la voie mauvaise."

Michel Houellebecq

 

P. 207-208

Ennemis Publics

Michel Houellebecq et Bernard-Henri Levy

 

 

Publié par Anthropia à 12:08:29 dans Critique littéraire | Commentaires (2) |

Diviser la division | 29 octobre 2008

Claire Fontaine, collectif d'artistes

Diviser la division

Néon en hébreu et arabe

Courtesy Galerie Air de Paris

FIAC 2008

Crédit Photo Anthropia

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 00:44:20 dans FIAC 2008 | Commentaires (0) |

Diviser la division | 29 octobre 2008

Claire Fontaine, collectif d'artistes

Diviser la division

Néon en hébreu et arabe

Courtesy Galerie Air de Paris

Crédit Photo Anthropia

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 00:42:55 dans FIAC 2008 | Commentaires (0) |

Je perds ou bien je gagne | 26 octobre 2008

Lucy + Jorge Orta

Orta Water, vitrine, 2005

Galerie Continua

FIAC 2008

Cliché Anthropia

 

 

Ecoutez cette version de la chanson en français de Graeme Allwright

par Pierremy

Prends le train pour l'Angleterre ou bien l'Espagne
Partout où je voyage {3x}
Je perds ou bien je gagne.
Donnez-moi des boissons fortes et des liqueurs
Je fermerai ma porte {3x}
Mais je n'fermerai pas mon cœur.
Je savais bien que ce jour allait venir
Je n'voulais pas le croire {3x}
Mais il faut bientôt finir.
Depuis longtemps je rêvais, d'un autre monde
D'une autre tombe je rêvais d'une autre ronde je rêvais
Très longtemps je rêvais dans un autre monde.
Toujours le soleil tourne, tourne le soleil
Maintenant je me réveille {3x}
Allez il faut manger,
Prends le train pour l'Angleterre ou bien l'Espagne
Partout où je voyage {3x}
Je perds ou bien je gagne.

Merci à fr. Lyrics-copy.com

Et puis cette autre version en anglais, celle de Jackson C. Franck, le créateur,

Blues run the game, par Kris Rowley.

Enfin voici l'original.

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 12:20:23 dans Musique | Commentaires (1) |

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