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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où s'installent mes textes et billets d'art contemporain

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J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.




J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.



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La politique de civilisation | 08 janvier 2008

Edgar Morin à l'EHESS

 

 

Le concept est d'Edgar Morin, audible dans cette émission intéressante de France Inter.

 

Je le comprends comme une politique qui ferait des choix en tenant compte de toutes les informations portées à notre connaissance. Une politique systémique, c'est à dire qui mettrait en relation le réchauffement de la planète, la nécessité de la biodiversité, et surtout en mettant l'humain au centre des préoccupations. Comme le dit Edgar Morin, construire des parkings à la périphérie des villes et rendre gratuits les transports en commun,  ou penser un Vélib avec des chariots pour les courses et les enfants, et ... C'est à dire ne pas prendre de décision qui ne traiterait pas la complexité du monde dans lequel nous vivons et le mieux-être que nous recherchons.

 

Est-ce si impossible que cela ? Et je me mets à penser à ce que cela aurait pour conséquence dans ma vie. Ne pas accepter de contrats qui m'emmèneraient sur les routes, à gaspiller du CO2. Privilégier le télétravail avec mes clients. Repenser ma consommation de gaz, d'électricité, d'eau. Capteur solaire, vaisselle faite à l'économie, choix d'équipements qui me feraient économiser de l'énergie, ampoules longue consommation, marcher plutôt que prendre la voiture, commander des légumes de saison à l' AMAP de ma ville, ne pas acheter de repas tous préparés surgelés, privilégier les emballages légers ou l'achat en gros avec des amis.

 

Et prendre tout cela comme un nouveau jeu de la réalité, un exercice d'intelligence durable, donner l'exemple, montrer que c'est possible tout en développant la convivialité de nos repas, la solidarité avec les voisins et les amis.

 

Ca me tente bien, et si cela peut ouvrir la voie à des politiques qui s'y mettraient aussi, à la vraie politique de civilisation, celle qui permet de développer un bonheur au quotidien, la ville redevenue vivable, l'attention aux autres.

 

Merci Edgar Morin de votre fraîcheur, de votre énergie.

 

Je me souviens d'un soir, il y a quelques années, où il est monté chez moi. Il accompagnait une amie sudaméricaine qui faisait partie de notre association, Pour la pensée complexe, en lui portant ses bagages dans les étages. Arrivé à la maison, je lui ai offert à manger. Et il s'est installé, sans ambages, juste parce qu'il y avait là un moment de plaisir ensemble, une occasion de parler.

 

Quelques temps plus tard, après une conférence qu'il avait faite, nous avons marché dans la rue avec sa famille, et nous avons parlé de Norbert Elias et de sa Civilisation des Moeurs, qu'il n'avait pas lu, il posait des questions. C'était simple, la curiosité de découvrir, le plaisir de l'intelligence durable. Qu'on vous souhaite très durable, Edgar Morin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Anthropia à 14:46:54 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (2) |

Fairy nightmares of Florence Reymond VII | 06 janvier 2008

Offrandes au gisant, 2007, Huile sur toile, 2 x 2 m

 

Florence Reymond

 

13 décembre au 26 janvier 2008

 

Chaos, rêveries et somnifères

 

Galerie Ouizeman

 10-12 rue des Coutures St-Gervais 75003 Paris

 

Cliché Anthropia

 

 

 

 

Rien n'est féérique chez Florence Reymond, il serait erroné de prendre au pied de la lettre ces enfants roses et ces fleurs tressées des îles, effet pailleté voulu comme invite à entrer dans une cathédrale de verdure qu'on devine, un écrin de nature qu'on pressent, qui séduit à la manière de ces chromos des temps anciens.

 

Nous sommes captés par un «dream catcher », un de ces nids à rêves, qui serait plutôt un filtre à cauchemars, les nôtres autant que les siens, une sorte de piège tendu à nos images mentales.

 

Florence Reymond nous invite à une promenade dans un paysage psychique, un itinéraire  de fantasmes, dont les messages sibyllins nous entraînent de faux euphémismes en parodies dramatiques.

 

L'univers de Florence Reymond fait coexister dans une galerie de portraits les reliquats de nos histoires enfantines, Pinocchio, des petits soldats d'opérette, les jouets qui s'animent à l'occasion d'un ballet de Casse-Noisette, mais que l'artiste a saisis au moment où ils sont retombés après la fête, jonchant le premier plan des toiles, à tel point qu'on ne sait si cette litanie d'objets n'est pas le vrai sujet des tableaux.

 

 

Comme le patient qui décryptant son rêve décompte les symboles et les sèmes de son inconscient, la jeune peintre accumule les indices, mais le travail du rêve ne pense pas, comme dit Lyotard, et on reste pris dans l'énigme freudienne. Ces religieuses au café, cette bouteille d'eau, cette pomme sont-elles les traces de l'extinction d'une gisante post-boulimique, une forme de la jouissance contemporaine, un climax immortalisé ou un nirvana aliéné ?

 

 

Entre baroque et gothique, tous deux flamboyants, entre BD aux bulles sans dialogue et culte spirite, le cauchemar est féérique et la féérie cauchemardesque. Le syncrétisme n'est pas loin, la magie noire non plus : nous fréquentons les autels de Saint-Expédit, chez Alice au pays des horreurs.

 

Indécidable comme pour la post-modernité avec laquelle cette artiste flirte, peintures de faux collages, traitement kitch des gisants au fusain rose, la peinture se fait narration figurative mentale. Le rêve avance par juxtapositions, par translations, par analogies, au hasard du paradoxal.

 

On retient le guerrier Congaceiros, le déjeuner sur l'herbe revisité façon conte de Freud, le nez au milieu de la figure comme un nu au milieu du tableau, les figures d'enfants laissés à eux-mêmes, les génuflexions et les offrandes de serviteurs lors de cérémonies des morts.

 

Comme autant de retours au monde rêvé de l'enfance, ce monde peuplé de fantômes, de contes de fée et d'impossibles pensées, de guerres silencieuses et dévastatrices.





  

 

 

 

 

 

  

 

 

Publié par Anthropia à 13:31:18 dans Fairy nightmares of Florence Reymond | Commentaires (0) |

Fairy nightmares of Florence Reymond VI | 06 janvier 2008

Le déjeuner sur l'Herbe

Florence Reymond

 

13 décembre au 26 janvier 2008

 

Chaos, rêveries et somnifères

 

Galerie Ouizeman

10-12 rue des Coutures St-Gervais 75003 Paris

 

Cliché Anthropia

      

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 13:28:32 dans Fairy nightmares of Florence Reymond | Commentaires (0) |

Fairy nightmares of Florence Reymond V | 06 janvier 2008

 

Florence Reymond

 

13 décembre au 26 janvier 2008

 

Chaos, rêveries et somnifères

 

Galerie Ouizeman

 10-12 rue des Coutures St-Gervais 75003 Paris

 

Cliché Anthropia

 

 

 

 

 

 

  

 

Publié par Anthropia à 13:27:21 dans Fairy nightmares of Florence Reymond | Commentaires (0) |

Fairy nightmares of Florence Reymond IV | 06 janvier 2008

Florence Reymond

13 décembre au 26 janvier 2008

Chaos, rêveries et somnifères

 

Galerie Ouizeman

10-12 rue des Coutures St-Gervais 75003 Paris

 Cliché Anthropia

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 13:27:19 dans Fairy nightmares of Florence Reymond | Commentaires (0) |

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