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Anthropia

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Je perds ou bien je gagne | 26 octobre 2008

Lucy + Jorge Orta

Orta Water, vitrine, 2005

Galerie Continua

FIAC 2008

Cliché Anthropia

 

 

Ecoutez cette version de la chanson en français de Graeme Allwright

par Pierremy

Prends le train pour l'Angleterre ou bien l'Espagne
Partout où je voyage {3x}
Je perds ou bien je gagne.
Donnez-moi des boissons fortes et des liqueurs
Je fermerai ma porte {3x}
Mais je n'fermerai pas mon cœur.
Je savais bien que ce jour allait venir
Je n'voulais pas le croire {3x}
Mais il faut bientôt finir.
Depuis longtemps je rêvais, d'un autre monde
D'une autre tombe je rêvais d'une autre ronde je rêvais
Très longtemps je rêvais dans un autre monde.
Toujours le soleil tourne, tourne le soleil
Maintenant je me réveille {3x}
Allez il faut manger,
Prends le train pour l'Angleterre ou bien l'Espagne
Partout où je voyage {3x}
Je perds ou bien je gagne.

Merci à fr. Lyrics-copy.com

Et puis cette autre version en anglais, celle de Jackson C. Franck, le créateur,

Blues run the game, par Kris Rowley.

Enfin voici l'original.

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 12:20:23 dans Musique | Commentaires (1) |

Ennemis publics : un livre passionnant | 26 octobre 2008

Ennemis publics

Michel Houellebecq - Bernard-Henri Levy

Flammarion Grasset

 

 

Je ne rentrerai même pas dans la polémique,

faut-il ou pas brûler ce livre parce qu'il égratigne

côté Houllebecq, Assouline, Busnel et Garcin,

BHL sauvant Garcin, sans rien dire des autres,

de tous ces livres dont il ne nomme pas les auteurs,

ce serait leur faire trop d'audience.

Non, je n'entrerai pas dans la polémique,

parce que c'est cinq lignes

dans un livre qui en compte 332.

Elles ne comptent pas, le titre non plus,

au regard du cadeau qui nous est fait.

Oubliez tout ce que vous avez lu,

sauf la critique de Judith Bernard ici,

ou la chronique de François Begaudeau, sur Canal.

Parce que ce livre est tout bonnement passionnant,

qu'il se lit comme un roman, qu'il est par certains égards,

par ces morceaux de récit de soi,

que les deux auteurs nous offrent,

pudiquement et avec générosité.

Parce que ce livre est un grand livre sur notre époque,

sur la réflexion de deux intellectuels,

dotés des outils conceptuels

qu'ils se sont forgés, pas les mêmes :

Lucrèce, les Epicuriens, Pascal 

et même les articles scientifiques chez Houellebecq,

tandis que Spinoza, Sartre, Lévinas et la Bible inspiraient BHL,

sans pour autant le rendre religieux,

"parce que le judaïsme n'est pas une religion", instruit-il doctement.

Il s'agit de calculer sa distance au monde, d'en analyser le lien,

d'en comprendre les sources,

dans les remarques de la tante Paule

et d'un condisciple à Neuilly chez BHL 

ou les mimiques réticentes du père de Houellebecq,

à parler de la guerre ou à fréquenter ses riches clients alpinistes.

Chez les deux, le père inquiète et concerne.

Chez BHL, la mère inspire aussi.

J'aime notre époque parce qu'elle permet à ces deux têtes chercheuses,

de se dire et de réfléchir dans le même mouvement,

de confier leurs petites hontes, leurs secrets désirs,

mais aussi leurs lectures et leurs credos.

Aurait-ce été possible avant l'auto-fiction ou la télé-réalité ?

BHL nous confie les raisons de sa philosophie,

qui pallie ses propres angoisses :

le néant d'un côté et le trop-plein du bourgeois sûr de lui de l'autre ;

l'engagement est sa réponse, panache compris.

Chez Houellebecq, c'est l'aquoibonisme,

ce nihilisme construit après la tentation du catholicisme,

mais aussi l'amour de la nature et de la science, qui font surface.

Nous sentons circuler en nous ces deux tentations.

Nous retrouvons en eux cette énergie de l'enfance ou de la jeunesse,

on écrit à partir de ses douze ans,

ils ont douze ans avec nous, pour nous,

ces deux auteurs, qui sont nos contemporains.

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 08:23:38 dans Critique littéraire | Commentaires (2) |

Ah, les jolis croquis d'Hitler | 25 octobre 2008

Jake et Dinos Chapman

Croquis d'Hitler recoloriés

White Cube, London

FIAC 2008

 

Il y a un vrai malaise à voir ces croquis à l'eau de rose,

ces pas mis dans les crottes d'un autre,

qui n'a pas de talent, piètre dessinateur, cet Hitler.

Finalement, n'aura brillé dans aucun art.

Cela valait-il la peine d'acheter un carnet de croquis,

pour laisser sa trace par-dessus,

comme l'enfant qui peinturlure avec ce qu'il a dans le pot.

Ne me vient que la scatologie,

pour décrire cette exposition.

Parce que sinon, il faudrait parler de scandale et d'abus,

de nazisme et de néo-quelque chose.

Et là, non, je n'en ai pas envie.

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 10:09:04 dans FIAC 2008 | Commentaires (0) |

La lutte des classes existe | 24 octobre 2008

Pierre Huyghe

A journey that wasn't, 2008

Courtesy Marian Goodmann Gallery

FIAC 2008

 

Lu dans Le Canard Enchaîné, je cite de mémoire :

"La lutte des classes existe.

Mais c'est nous, les riches, qui la menons.

Et nous sommes en train de la gagner."

Warren Buffet

 

 

 

Publié par Anthropia à 09:13:59 dans FIAC 2008 | Commentaires (0) |

FIAC 2008 : c'est dansé | 23 octobre 2008

William Kentridge

Drawing For What Will Corne (Fly II), 2007

Galerie Marian Goodmann, Paris, New York

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 10:53:21 dans FIAC 2008 | Commentaires (0) |

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