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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où s'installent mes textes et billets d'art contemporain

Présentation

J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.




J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.



Suite en bas de page, page 1, 2, etc.




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Langue de blog | 30 décembre 2007

Carte d'Asie du Nord et du Centre

 

  

138000 visiteurs en un peu plus d'un an pour 608 000 pages lues. Vous butinez dans les posts, les chroniques, la rubrique « est-ce que tu vois ce que tu vois ?. Certains textes ont été lus 10 000 fois, certaines expositions, plus de 7 000 fois, celle de Pougues-les-Eaux (improbable bourg, mais géniale expo) sur le Syndrome de Broadway et celle du Grand Palais, « Qui a peur d'Anselm Kieffer ? ».

 

Vous êtes venus de plus de soixante pays pour visiter le blog ce mois-ci, dont certains de territoires aussi rares que l'Ouzbékistan et l'Azerbaïdjan, cela me fait rêver. la route de la soie, Samarkand, Boukhara, la belle au bulbe bleu, Taschkent. J'aimerais que des gens du Kirghizistan (je préférais quand cela s'appelait la Kirghizie, plus magique), me rendent visite, le pays des chevaux et des yourtes. Mais clichés que tout cela, je suppose que la vie n'y est pas si simple, cela aussi m'intéresse.

 


Voilà d'où vous venez, j'aimerais que vous m'en disiez davantage, de ce que vous trouvez ici pour y revenir régulièrement. J'aimerais aussi qu'une conversation puisse s'installer. Je sais ce n'est pas très pratique, parfois on tape les chiffres et on a l'impression que le message n'est pas passé, et on s'y reprend à trois fois, si bien qu'il y a six fois le même commentaire. Et puis le blog n'est pas très pratique pour les commentateurs. J'en ai conscience. J'y pense.


 

Et je me demande si je dois continuer.


 

Jamais je n'avais été autant lue, mes quelques textes publiés sous format papier ont bien dû l'être par, allons, une centaine de désoeuvrés. Mais ici, gratuité et côté pratique j'imagine, on vient, on revient. Certains m'ont même mis dans leurs liens, je les remercie. Je ne sais pas ce que vous venez chercher, à quoi vous trouvez un intérêt, si ce n'est par les commentaires, un mot critique positif ou négatif, c'est selon.



 

 

Pour moi la question de fin d'année, c'est dois-je continuer à parler politique ? Oh je sais, tout est politique. Quand je parle du livre de Julien Prévieux, Lettres de non-motivation, ouvrage d'art contemporain, c'est évidemment à portée politique, mais je me comprends, c'est d'abord la démarche artistique qui m'intéresse.


 

Non que je ne veuille plus m'indigner sur les questions sociales, mais je peux le faire sans « militer », juste quand la coupe est pleine, ich hab' die Nase voll, I'm sick of it, bref quand une envie inextinguible me somme de réagir.


 

J'ai longtemps hésité à introduire ce thème dans ce blog. Au départ, je voulais me contenter d'écrire sur l'art plastique contemporain, la littérature, de croquer des situations vécues, bref une balade dans le siècle. Puis l'année m'a rattrapée, l'année des élections, l'année de tous les combats, et j'ai craqué, je me suis engagée. Je ne pouvais pas ne pas le faire.


 

Maintenant que la bataille a été perdue, que nous en avons pris pour cinq ans, et même si je ne m'interdis pas la réaction à chaud sur un sujet d'actualité, je me demande si je vais continuer à militer, dans militer, il y a militaire, brave petit soldat, membre d'une chapelle et j'avoue que je me suis fait parfois un devoir d'intervenir, pour ne pas laisser la place vide, sans besoin de quelconques mots d'ordre, mais pensant incarner une ligne de gauche, une colonne vertébrale, des principes, quand on est de la famille de gauche, on a souvent quelque chose à dire du monde.


 

Mais dans cette vigilance tarabustant le fil de la vie, la politique m'assèche, me sidère, me désespère, elle est plus souvent sujet à mortifération (sic) que viatique. Et je n'ai pas envie que mes mots soient encombrés, alourdis, empesés, par ce vocabulaire le doigt sur la couture du pantalon, ce vocabulaire grossier au sens d'un tissu brut, peu raffiné, peu raboté, et surtout peu subtil.


 

Alors, je m'interroge. Comment garder la fraîcheur du regard, la capacité d'indignation intacte, comment s'éviter la langue pâteuse des cuites idéologiques, la crise de foi (re-sic) des lendemains qui déchantent ? Comment dire non à ce régime et dire oui à la vie, au plaisir du vivre ensemble, au beau temps, à la pluie fine sur la campagne, à la tempête sur l'océan, à l'orage dans la montagne, au ciel enflammé sur le causse ?



 

 

Le voilà l'enjeu de 2008 pour moi, guetter la lueur rieuse dans les yeux d'un être cher, chercher le brin d'herbe entre les rails du chemin de fer, saisir l'ombre du vent dans les bambous sur le mur du bureau,  m'appuyer sur la douceur du temps présent, pour  éviter de gratter l'endroit sensible, celui si souvent heurté par les images, les nouvelles, les abus de ce politicien et de ses amis ?  


 

Et puisque nous avons une année pour y réfléchir et voir ce qui en résulte,

 

Bonne année subtile à vous aussi.

 

 




 

 

Publié par Anthropia à 15:38:46 dans Littérature | Commentaires (3) |

Ouverture internationale | 28 décembre 2007

Sculpture birmane

Cliché Anthropia

 

 

 

Publié dans Bakchich






Qui peut écrire « l'élection d'un nouveau président et la nomination d'un gouvernement ouvertement réformateur offrent à la France l'occasion historique de renouer avec une croissance soutenue où chacun verrait ses opportunités accrues » ? Ce n'est pas Raffarin, non ! Ni Besson non plus. C'est le FMI qui le 19 novembre 2007 n'hésite pas à reprendre les slogans même de campagne de notre Président : « “gagner plus” suppose incontestablement de "travailler plus" » . DSK sait se montrer reconnaissant.
















 

Publié par Anthropia à 13:56:22 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

Amour, gloire et beauté | 26 décembre 2007

Amour, gloire et beauté - les Tops Models emblématiques

Soap bien connu des vieilles dames des maisons de retraite

Photo de Sarkozy -Campagne électorale

Traitement Adobe, par Anthropia (mon premier essai et ça se voit)

 

Parce qu'il faut bien s'interroger sur les enjeux des images qui inondent le Net. Ce que ne dit pas la photo, c'est cette phrase que Vous savez Qui a prononcé en groupe restreint en 2002. Je leur ferai tellement de cadeaux, qu'ils ne pourront plus rien me refuser. Il parlait des riches. De ceux qui lui prêtent un avion, un bateau, qui louent une maison pour lui. Et en échange de quoi, il met en place patiemment toutes les lois qui les arrangent.

 

 











 

Publié par Anthropia à 23:47:38 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

Liam Gillick | 25 décembre 2007

Liam Gillick

Oeuvre exposée à la FIAC 2007

Galerie Air de Paris

Cliché Anthropia

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 21:31:02 dans Art contemporain | Commentaires (0) |

Petits contes de Noël I | 25 décembre 2007

Voir site sur l'étoile jaune

 

Petit conte de Noël

  

Un soir, dans son église un curé s'apprêtait à fêter la messe de minuit.

 

Il savait qu'il aurait au premier rang, de bons chrétiens, des hommes habillés de cuir noir, des hommes qui se contenteraient de retirer leur képi, c'était l'Occupation, la ville résonnait des pas martiaux et de battements de tambour à chaque nouvel oukase.



 

Quand l'heure de dévoiler la crèche fut venue, la crèche avait été apportée sur un brancard et était bâchée comme une 202, le curé retira la couverture et apparurent sur le socle des centaines de santons, des centaines de petits êtres de pâte à sel, peints soigneusement à la main.  


 

Et sur la poitrine de la sainte famille, qu'on appelle ainsi, parce qu'elle est sdf, à la recherche d'un toit pour la nuit, on avait cousu des étoiles de David, des étoiles jaunes, les étoiles obligatoires pour tout Juif durant la guerre. Jésus, Marie, Joseph portaient l'étoile jaune. Une obligation n'est-ce pas.


 

Alors, les nazis sont sortis, en colère. Ils ont laissé la messe se tenir, le curé rester là à rappeler au cœur de la nuit que cette famille pauvre était juive de la lignée de David, et qu'elle était non le berceau de l'humanité, mais le berceau de notre humanité.








  



 

 

Publié par Anthropia à 12:12:10 dans Littérature | Commentaires (1) |

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