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La main rouge
Liu Bolin
Galerie OMR
Art Basel 2008
Cliché Anthropia
Le cheminement d'une oeuvre dans son esprit
est toujours étonnant.
Cette main rouge de Liu Bellin
m'a touchée, cette main qui masque l'oeil.
Il est toujours difficile d'approcher un imaginaire étranger,
celui de cet artiste de ShangaÏ m'échappe.
Mais hier soir, tout à coup, en lisant La reconstruction,
d'Eugène Green, je découvre que La main rouge
était le nom d'une association politique allemande,
en référence à la révolution culturelle chinoise.
Comme un petit livre rouge qui aurait déteint sur les mains.
Et tout à coup, posée sur un oeil, la main rouge prend le sens
d'une prise de position politique,
d'une contestation de révolution sanguinaire,
un être frêle face aux mille fleurs venimeuses,
souffrant mille misères. Un être émasculé.
La main rouge comme signe d'aveuglement aussi,
tout un peuple aveuglé par un concept.
Dernier commentaire :
« Le plus gros problème qu’il nous faut dans la réalité affronter en tant qu’individu, c’est cette habitude que nous avons de vivre les yeux bandés et de bander ceux des autres. Le « rouge » sera toujours notre thème principal, le système a formé des générations de personnes heureuses et satisfaites de vivre en toute simplicité les yeux fermés. Physiquement ces gens sont en pleine forme mais leur pensée est débile. […] Dans leurs corps livides, l’intelligence est « rouge », engourdie. Ils se réjouissent des plaisirs de l’ignorance. Ils manipulent et sont manipulés, dominent et sont dominés. Est ce un effet de notre culture, ou le résultat d’une mentalité modifiée par le pouvoir idéologique ? […] Tout ce que je peux faire en tant qu’artiste, c’est dire avec mes œuvres ce que je ressens, et par elles tenter de réveiller ceux qui sont à mes côtés. » Liu Bolin
Publié par Anthropia à 08:31:57 dans Art Basel 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
"Le hold-up du siècle", un "coup d'Etat économique",
tels sont les mots d'Alternet, ce média alternatif américain,
pour parler du cadeau de Bush aux entreprises,
ce transfert de 2 000 milliards du public au privé.
A lire ici si vous lisez l'anglais.
Publié par Anthropia à 13:39:06 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Bulle
représentant l'équipe et quelques artistes
de la Galerie Air de Paris
peint par Navin Rawanchaikul
Cliché Anthropia
Glané pour vous lors des repas en ville, ces petites rumeurs,
dont on ne sait si elles sont vraies ou pas :
- Le gouvernement français au moment de sa constitution
doit être présenté devant un comité des banques
avant d'être officiellement nommé.
Je savais déjà que
sans l'alliance du premier ministre et du Président,
c'est le Ministre des Finances qui arbitre les décisions.
Mais les banques valideraient carrément les ministres
et pas seulement celui des Finances ?
- Qui finance la Réserve américaine
dans son plan de soutien aux banques ?
Les fonds souverains off shore ?
En attendant que les contribuables américains remboursent ?
En voilà trois bonnes questions.
- Au lieu d'investir dans un fonds pour sauver les banques,
z'auraient mieux fait d'aider les propriétaires défaillants
à conserver leurs maisons.
Finalement les contribuables
vont financer le parc immobilier des banques,
pour des biens qui sont paraît-il
de piètre qualité et probablement invendables,
vue la crise immobilière actuelle.
C'est un jeu à qui perd gagne dans tous les sens.
- En France, la catégorie de salariés la plus importante
est constituée d'employés de banque.
(je croyais que c'était les profs, et ben paraît que non).
Je me demande si c'est le cas aux USA.
Peut-être ont-ils sauvé les banques
pour sauver leurs salariés ?
Et pas seulement à cause du lobby bancaire.
Publié par Anthropia à 10:27:02 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Marronnier : raisin en branche
Cliché Anthropia
Publié par Anthropia à 12:17:32 dans Pour les dimanches jaunes | Commentaires (0) | Permaliens
Georges Segal
The Homeless, 1989
FIAC 2007
Cliché Anthropia
Vous ne pouvez pas la rater.
Postez-vous au Starbuck de Saint-Germain,
commandez un cookie, ou plutôt deux.
car elle va arriver.
La petite vieille qui traverse le boulevard,
oui juste là, stoppant toutes les voitures,
qui redémarraient après le feu rouge,
c'est elle, jupe de velours marron,
pull bleu marine, cheveux blancs hirsutes.
Vous ne pouvez pas vous tromper,
elle est sale, si sale.
Elle s'approche, toujours la même technique,
c'est mon fils qui le dit,
elle se penche sur votre table en terrasse,
juste au bord,
façon de ne pas se faire voir du gérant,
et se met à tester l'élasticité,
le moëlleux de votre gateau,
d'un doigt si immondément durty,
que vous lui donnez tout de suite
le cake qu'elle vient ainsi de rendre immangeable.
Tiens, prenez-le,
un don ça ?
Elle s'en empare triomphante
d'une griffe rapace, à la vitesse de la poussière,
puis le range dans le garde-manger
qu'elle a aménagé entre col et bouche,
elle s'est mise à trembler tout à coup,
comme incrédule de l'avoir fait une nouvelle fois.
Vous ne savez pas comment elle disparaît,
tout à coup elle n'est plus là.
La vieille du Boulevard Saint-Germain
ne mendie pas, non,
elle vous lève le coeur
à défaut de vous le crever.
.
Publié par Anthropia à 09:43:35 dans Mes nouvelles | Commentaires (5) | Permaliens
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