Depuis le 13-10-2006 :
1529627 visiteurs
Depuis le début du mois :
22726 visiteurs
Billets :
1203 billets
Paradox of praxism Mexico City
Francis Alys
Taxer la burqa, telle est la nouvelle idée
d'un député islamophobe des Pays Bas,
et pourquoi pas taxer le port de la croix, de la kippa,
la tenue de bonne soeur,
et tiens tant qu'on y est, le complet veston de ces hommes
tous pareils, qui prennent la navette à 6 heures du mat' à Orly,
cette semaine, c'était l'angoisse, je n'y peux rien,
voir les 200 bonshommes l'un derrière l'autre faisant la queue,
plier bien net leur veston après l'avoir retiré et le poser dans le panier,
tous en choeur ouvrir leur ordi avant leur passage dans le scanner,
délacer leurs chaussures, poser leurs clefs et leur téléphone portable,
il y a là quelque chose d'obscène dans ce ballet de grisaille,
quelque chose de l'infinie soumission des cadres,
mais revenons à nos moutons,
taxer la burqa, c'est un peu comme si le voile était néfaste à la santé
..... de ceux qui le regardent.
Quand la taxe carbone fait payer les pollueurs,
la burqa ne fait de mal qu'à celles qui la portent.
La taxer, ce serait double punition, double inféodation.
Mais cela en dit long sur le racisme de notre époque,
qui se lâche de plus en plus, dans les conversations de couloirs,
comme l'autre jour avec Hortefeux.
Chez les hommes politiques,
l'intolérance et la suffisance, il faudrait les taxer.
Publié par Anthropia à 14:14:22 dans Actualité | Commentaires (5) | Permaliens
The third mind
William Burroughs and Brion Gysin
2007 Palais de Tokyo
Crédit Photo Anthropia
Une photo ratée rend parfois compte du travail de l'artiste.
Parce que ce qui compte ici, c'est l'effet miroir,
le phantasme et le fantome, les lumières inexpliquées
qu'on imagine inexplicables,
l'impression, à tous les sens du terme.
Publié par Anthropia à 11:00:39 dans Art contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
Misses Freeze 02
Fiorenza Menini
Quelque part aux USA, dans un quartier dominicain d’une grande ville, vient de s’installer une fille de vingt-deux ans d’origine égyptienne, nous l’appellerons Leila. Sa vie a commencé à Alexandrie, enfance tranquille, famille aisée. Les choses ont basculé, quand à dix-neuf ans, sans la consulter, son père l’a mariée de force à un ami à lui, de quelques dizaines d’années plus vieux qu’elle, cela se fait dans ce milieu, arrangements en affaire, gager la fille, une vieille coutume. Un an plus tard, d’elle-même, sans en parler à quiconque, elle sait qu’elle n’a aucune chance qu’on l’y aide, elle prend une décision et demande le divorce pour des raisons que la jeune fille ne dit pas, mais qu’on peut deviner. Déshonneur absolu pour la famille. Sa mère se lamente, son père rugit de colère, les frères se détournent, n’a-t-elle pas mis la honte sur eux, et après en avoir délibéré tous ensemble, ils la chassent de la maison. La voilà, à la rue, sans argent, seule et divorcée en Egypte, quelle sortie brutale de l’enfance. Elle va alors commettre l’acte le plus subtile, le plus radical, le plus suicidaire qu’une fille arabe et libre puisse commettre. Dans l’impulsion du moment, elle prend sa deuxième décision tout aussi peu raisonnable. Elle, qui rejetait les préceptes de la religion musulmane, elle qui prétendait vaquer tête nue dans les rues de la capitale arabe, se rend au souk le plus proche, achète une burqa et la revêt. Puis elle place le long de son buste un fil électrique, dont la pointe agrémentée d’un bouton rouge affleure tout près de sa bouche, et ainsi habillée, pénètre dans une banque en criant d’un ton menaçant : j’ai une bombe sous ma burqa, donnez-moi 100 000 dollars ou je fais tout sauter. Curieuse idée n’est-ce pas, une de ces tentatives de la dernière chance, une folie comme on dit, mais surtout une façon de décaler les stéréotypes dans lesquels elle baigne depuis toujours. L’attentat kamikaze, la burqa, elle les met au service d’un passage à l’acte personnel et criminel ; dans son cas, aucune des mille vierges ne l’attend au paradis, la seule cause qui la guide, c’est la sienne. Elle fait son enfer sur terre toute seule comme une grande, dotée de cet art provocateur de retourner les pseudo-faits de gloire, commis au nom d’Allah, en les illustrant par l’absurde, véritable pied-de-nez à sa culture. Malheureusement pour elle, elle fut prise, passa en procès et fut condamnée à un an de prison, un an, seulement un an, ce qui je crois augure d’un malaise du tribunal et peut-être de la famille, qui ont dû sentir l’intransigeance de sa posture, la liberté quoi qu’il m’en coûte ; ils ont compris que jamais elle ne renoncerait, que la honte allait croître de Charybde en Scylla, qu’il fallait tout faire pour stopper le scandale ; ici elle n’était décidément pas à sa place, là-bas sans doute, on n’en entendrait plus parler. Leila a quitté le pays, quand ils la croisent dans la rue amerloque, les gens ne savent pas que cette fille-là est puissante, qu’elle est debout, qu’elle tient tête ; elle a tout juste l’air d’une belle orientale américaine, d’une de ces filles qui ne veulent qu’une chose, passer leur diplôme et travailler, Comme tout le monde.
Publié par Anthropia à 17:07:29 dans Mes nouvelles | Commentaires (1) | Permaliens
Aristarkh Chernyshev et Alexei Shulgin
XL Gallery, Moscou
Crédit Photo Anthropia
La petite chaine qui est montée, montée, a tout d’une grande. On lui voit vers 20h pointer le bout de son JT, avec sa présentatrice de choc, Claire Barsacq. Il y a même une madame météo qui vient visiter madame m6JT, façon de copier la concurrente.
Après un quart d’heure zappé par deux coups de fil, je sais l’observation n’est pas très scsientifique, je vous fais la synthèse de mes constats.
En fait, M6 applique à ce JiTé la même recette qu’à Un diner presque parfait : pédagogique, on explique les ingrédients, on anime la soirée, humour de la voix off et causticité en moins.
Ce soir, c’était H.A.D.O.P.I., méthode QQOQPC, Quoi ? Qui ? Où ? Quand ? Pourquoi ? Combien ? On explicite le sigle, le monsieur montre les lettres au tableau, un tuyau pour briller au zingue du café d’en face (Haute Autorité, vous en saurez plus que Mitterrand), puis on aborde la partie cours théorique, les adresses IP, ô mon dieu, qu’est-ce que c’est ? Ensuite, un peu de droit, la progressivité des peines, une pointe de morale, bon citoyen M6, ne téléchargez pas, et c’est bouclé, ah presque, la gentille G.O. de se lamenter sur les pauvres compagnies qui perdent tant d’argent, façon de culpabiliser ma voisine coiffeuse de 40 ans et ses teenagers.
Au JT de M6, on ne remet surtout pas en cause l’ordre établi, le monde ou le pouvoir comme il va, c’est un donné, il faut faire avec. Sur M6, on est dans le Comment, E=M6, c’est la technique qui compte, plutôt que de se poser des questions, on explique comment ça marche, et quand on répond aux pourquoi, on enfonce des portes ouvertes, on fait du journalisme façon boyscout, avec plein de bonnes intentions et un bon couteau suisse.
Un de mes amis, misanthrope, m’a dit, pas plus tard qu’hier, tu sais, pour que le Qi* national soit de 85 en moyenne, il faut bien qu’il y en ait en-dessous.
Sans aller jusque là, il est misanthrope, lui, et comme ce Jité est un peu fait pour les boeufs, je me demande bien qui est la cible du JT.
Je préférais le 6 mn, sans sentiment ou presque.
Sur @si, click here, une réponse possible de Judith Bernard.
*(quotient intellectuel)
Publié par Anthropia à 21:00:11 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Francis Alys
Walk on the wild side
Publié par Anthropia à 18:48:21 dans Art contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| 156| 157| 158| 159| 160| 161| 162| 163| 164| 165| 166| 167| 168| 169| 170| 171| 172| 173| 174| 175| 176| 177| 178| 179| 180| 181| 182| 183| 184| 185| 186| 187| 188| 189| 190| 191| 192| 193| 194| 195| 196| 197| 198| 199| 200| 201| 202| 203| 204| 205| 206| 207| 208| 209| 210| 211| 212| 213| 214| 215| 216| 217| 218| 219| 220| 221| 222| 223| 224| 225| 226| 227| 228| 229| 230| 231| 232| 233| 234| 235| 236| 237| 238| 239| 240| 241| >>
Commentaires récents