• Poème traversé

    composite

    crédit photo anthropia # blog

     

     

     

     

    La musique avançait, les élans de caisse claire

    pavaient les jours d’à-coups on marchait,

    et dans le rythme des silhouettes,

    dans le cinéma des façades,

    se dessinait la grande phrase,

     

    des croches de mots aguichaient, on riait

    des leurres d’arbres en branches cachaient l’épithète,

    l’attribut en profitait dans l’ombre,

    les scories de look, de go, de flower et de guess

    on les zappait, on volait, on partait dans la vrille de tête

    et on était heureux,

     

    ça intriguait, ça appelait,

     

    et toujours les banderilles venaient

    d’hirsute colère dépaysée,

    dans les vallées, dans les airs

    exacerber les couteaux

    trempés d’épistolaires perles d’encre

     

    mais au lyrisme des triolets la variation ne cède

    qu’un songe, songes-y,

    de la sarabande des années qui t’emmène

    là dans la jachère d’un pré,

    les feuilles de chênes et d’aubergine

    couvrent ton corps de baisers

    et te retournent en poème traversé.

     

     

     


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