• crédit photo anthropia # blog

     

     

     

     

     

    A ma baie

    La dentelle de sanglier

    Apprécie le reste des jours

     

    A ma baie

    Le soleil

    Cambre les verticales

    Cherchant les feuilles offertes

     

    A  ma baie

    Le souffle préserve de la chute

    Les dernières offrandes

     

    A ma baie

    L’ambre va vers la structure

    Et s’admet perte et cycle

     

    A ma baie

    Sais que glacis d’hiver

    Sont à venir

     

    A ma baie

    Remercie d’être au chaud

    Et entière et peut-être plurielle

     

    A ma baie

    Sens qu’hiver va décrire

    Le chemin de jusqu’ici

    Le train de vers là-bas.

     

    A ma baie

    Le geai noir et blanc

    Et on ne s’en lasse pas.







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  • crédit photo anthropia # blog

     



    La maison apaisée

    huis calfeutré à l’ombre du froid

    lumières d’août intérieures

    l’inspire à cercles tamisés

    vient caresser le reflet des tableaux,

     

    j’ai décidé le doux, j’ai respiré le simple,

     

    la confiance en toutes les parcelles

    se sauver de l’amer

    sans s’échapper pourtant,

    y être tout entière

     

    Et dans l’espace d’un silence,

    qui ne peut que longueur, largeur et profondeur,

    Savoir le bleu, le vert

    dans la couleur de ses crayons,

    qu’un camaïeu de nuances

    ne craint pas la constance,

    il la révère,

     

    l’enfance en soi qui croit

    a installé à la verticale de l’écran

    les phrases de subsistance

    pour la mention du soir.

     

     

     

     

     


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  • crédit photo anthropia # blog

     

     

     

    Rêve

    verve vraie

    verte

    Verbe de nuit, nos conversations

    La liseuse de ramure, sais pas pourquoi

    Ce repositionnement des sèmes en photo

    Sur mon écran tu es présent.

     

     


     

     


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  • crédit photo anthropia # blog

     

     

     

    Elle est rayonnement, elle grimpe dans les rideaux de lin épais

    se place sur la barre et nous contemple d’un œil narquois.

     

    De la race des parleuses.

     

    Se juche sur les bras des fauteuils

    quand nous conversons le soir

    sait s’imposer dans les confidences,

    un amusement.

     

    De la race des sociables.

     

    Apportée par un écrivain

    En 96, je crois,

    Noire, de la famille des chats alertes,

    Elle fugue parfois toujours revient,

    à deux doigts du retour de vacances,

    elle saute moqueuse dans la voiture.

     

    Un jour elle part

    juste un peu plus longtemps,

    revient au moment du déménagement,

    je la trouve alourdie, il me dit,

    mais tu ne vois pas qu’elle est enceinte,

    et dans le nouvel appartement

    a donné vie sous mon lit à trois petits,

    dont Mina (déjà parlé ici),

    a partagé son accouchement avec moi, épuisée,

    effondrée sur la couverture,

    une coureuse de fond

    à la fin du marathon.

    M’a laissé gérer le petit enclos aménagé dans la salle de bain,

    on a fait maternité au 95.

     

    D’un coup j’ai vu la capricieuse se faire

    la mère sacrifiant ses mamelles à la gent gourmande

    la mère éducatrice, cache tes excréments question de survie,

    la mère donnant ses leçons d’un coup de pattes vengeur

    ou houspillant, j’ai l’instinct là,

    comment c’est engrammé

    dans quel circuit, sur quels neurones,

    ce réflexe conditionné,

    sevrant à deux mois pile, that’all folks,

    et les petits de partir.

     

    Je l’aime pour sa liberté,

    pour ses rouspétades

    quand elle n’est pas contente,

    quand elle, si habile, renverse exprès ta tasse,

    marche sur le clavier,

    ou déboulonne la statuette sur le muret.

     

    Sa façon de venir me dire qu’un plat est cuit,

    Sa façon de m’informer que le téléphone sonne,

    Sa façon de me réveiller quand le réveil ne me réveille pas,

     

    Elle est mon petit contrôleur, ma conscience,

    Ma douceur angevine aussi,

    provoque mes éclats de rire.

    Je l’aime pour sa façon de s’installer à côté de l’ordinateur,

    ma première lectrice.

     

    Impavidité des yeux et pourtant,

    c’est sa chair, sa peau,

    quelque chose d’une intention pour moi que j’aime,

    subtilité et ferveur,

    rouerie et candeur,

    fait-on le portrait d’un autre, non

    elle est tout ça, vraiment, un être à part entière.

     

    Et quand elle se fait chienne

    courant derrière la porte quand le petit garçon sort

    se mettant à miauler de désespoir

    ou attrapant les boules d’aluminium qu’on jette en l’air

    elle sait aimer et le montre.

     

    Elle se fait câline à ses heures,

    se niche dans les bras, sous les bras.

     

    Jamais châtrée, je ne lui aurais jamais fait ce que,

    ainsi elle garde la mine gracile, la ligne sylphide,

    elle est celle sur qui le temps ne passe pas.

     

    Et puis un jour, c’est en septembre,

    elle traîne sa misère, ses ulcères,

    je fais maison de retraite at home,

    moi, son AVS spécialisée,

    je fais l’accompagnement à la mort

    je le sais que c’est fini depuis trois mois déjà

    nous le savons toutes les deux,

    elle me regarde, encore présente,

    si désolée de se laisser aller partout dans la maison,

    elle qui si fière a enseigné l’art de se bien tenir

    à ses chatons, je la vois qui s’abandonne.

     

    Hier soir comme je l'amène à son maître,

    je n’ose même pas la regarder,

    j’entends son miaulement si triste.


    Et aujourd’hui, en fin de journée,

    je reçois l’appel si triste d’un enfant

    qui a regardé sa souffrance en face

    et qui a dit seul comme un homme

    « Aidez-la à partir, maintenant ».

     

    Dream au paradis des chats, Next.

     

     



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  • Visitez ma tente

    Bert Loeschner

    La vitrine

     

    Qui n'a vu l'exposition de La Vitrine n'a rien compris au déplacement que l'art peut introduire dans la ville. Un mystérieux fil rouge qui part de la boutique d'art où on trouve un banc empesé cramoisi à la manière de ces Chesterfield des maisons bourgeoises (l'art au musée) et qui se déroule lentement dans la ville, passant par la trappe de la boîte aux lettres, le trottoir où il commence à disparaître sous les pas des chalands, puis sous une voiture, pour ressortir quelques centaines de mètres plus loin et venir garnir ce banc, comme une victoire de la rue sur l'art. L'art d'aujourd'hui, le street art.

    Et tout le reste n'est que littérature. Sur l'art bien sûr.

     


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