• Pour préparer Casse-auto # 3

    amarais

    Crédit photo anthropia # blog

     

     

    Toute la difficulté est d'intégrer tous ces bouts de récits dans le grand chapter "Ehad". Ce sera une longue phrase, 60 pages, une stance, elle étirera le texte jusqu'en son confins, le dernier mot, le dernier constat, un jet, très court. Je devrai sans doute retourner en arrière pour glisser ici ou là quelques petits cailloux faire tourner la page, on s'arrête bien court sur le # 2.

    Une phrase d'amour, de "nous", la phrase "paix à" et raconteuse à la fois, les paysages y seront les tenseurs, et les personnages aussi, une sorte de longue litanie de sensations associées, l'enfance dans ce paysage urbain aussi, elle sera dite à la troisième personne, elle dira sans dire, en mystères, elle distillera le secret final, les petis beaux de peau, elle mélangera les 7 thèmes dans une combinatoire habile.

    Elle prendra son temps, comme le temps. Avec l'énergie et la libido qu'il faut pour ça, je la veux ensoleillée, riante, chaleureuse, de toutes ces conversations de framboise vécues, je la veux comme cet appel donné hier, quand s'effacent les maux, balayer joyeuse, plus d'apories, plus d'impasses, mes liens tous vivants, les élastiques, ça tire, ça revient, c'est dynamique.

     

    Je veux juste un largo, la pette phrase bouleversante mais sans trop, me rendre à cette enfance qui finalement n'a été malheureuse, je le voyais encore ce soir, dans ce duo que nous avons fait dans l'auto, retrouvé comme jadis, deux voix se chevauchant, le plaisir de l'harmonie, chercher les petits clous qui m'ont faite qui je suis, j'ai pas dit les cailloux, les clous, il y en avait, mais les insérer dans les sensations, le refléter dans les paysages, les associer à quelques moments, aux personnages, au personnage, l'amant. En cela, ils feront sens, sans écorcher vif. La phrase est longue, comme le liant qui me ressource. Image, imaginaire, mon p'tit avion, celui où je suis, quand il se pose sur l'eau, à l'équilibre, blanc, j'y marche, il se penche, recule, se remet à l'équilibre la force d'un avion qui ne vole pas, quand on s'en sert pour moteur de l'espoir, il a toutes les consistances, tous les mouvements aussi, il pose, il vole, il court, il est agi par mes rêves, et mes rêves sont beaux, non d'une joie candide, mais d'une nouvelle joie, celle du réel, de ce réel qu'on pousse du fond de soi, la réconciliation intérieure, pas pour l'autre, mais pour soi.

     


     

     



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