• Purin d'ortie

    (photo libre de droits)

     

     

    Cela sonne comme une insulte, façon putain de chienlit, mais en fait le purin d'ortie, c'est le nectar de vos plantes, celui qui protégera vos semailles des pucerons et maladies diverses qui bouffent vos récoltes, et ce sans pesticides et sans agrogressivité.




    Alors, hier, bien décidée à défendre le lierre et le rosier, je suis allée chez mon marchand et lui ai demandé du purin d'ortie. Il m'a dit. Non, on n'en fait pas et vous n'en trouverez pas dans le commerce. C'est interdit. Car c'est hors norme.





    Quand on vous dit "norme", entendez, ces salles de réunions à l'UE ou à l'AFNOR, où les représentants des grandes multinationales passent des heures -ils ont du personnel- à imposer des critères et des standards destinés à éliminer la concurrence, d'autant plus quand elle est gratuite et efficace, la concurrence.





    Donc désormais, si vous voulez échapper à Liberticide, US-Up, et autres produits qui éradiquent toute biodiversité sur leur passage, faites votre purin d'ortie vous-même. J'ai trouvé la recette, la voici.






    Et puis, commencez à suivre l'histoire de deux ex-chercheurs de l'INRA, les Bourguignon, qui racontent qu'à force de cultiver sur des sols morts, on se nourrit de nourriture sans valeur nutritive, à trop cultiver la terre, on la rend compacte, on favorise ainsi les inondations, la pluie tombe, mais rien ne passe, c'est ainsi qu'on vit des inondations en période sèche, l'eau n'atteignant pas les nappes phréatiques et renforçant l'érosion des sols. Ils démythifient les grands dogmes de l'agriculture, l'erreur de labourer, l'erreur des produits chimiques à tout faire, l'erreur d'éradiquer la faune souterraine, les vers de terre, oui, oui, qui labourent votre champ à l'insu de votre plein gré. Ils démontrent une autre manière de faire du bien-manger. Et même les golfs-clubs s'y mettent, à économiser sur l'eau, sur les engrais.



     

    Alors, de fil en aiguille, on se dit que les paysans se sont laissés impressionner par les multi-nationales agro-alimentaires, que l'UE s'est laissée embobiner par les lobbys des mêmes firmes, notamment sur les OGM, et on se dit que peut-être il est une autre façon de vivre, de penser, de cultiver, et qu'on ferait bien partie du réseau qui fait savoir que de telles alternatives existent.

     

     

     

     

     


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