• la tempête au-dehors

    on ne dort pas


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  • I comme iris

     

     

    tête de poupée altière, sage comme une image, à l’orée du poème, mon bel iris sauvage, cueillez-moi des jeunes filles et des iris bleus à l’ombre des charmilles, la seule complication, c’est sa forme, les pelures de couleur les unes sur les autres, les petites peaux grises fanées qui collent aux pétales, des peaux comme des voiles délicats, comme cela, tout doux, on en verra la trace dans le bleu de la mer, au bord de ces falaises en haut de Cadaquès, in memoriam, on ne peut que planter des iris, seulement des iris, beaucoup, plein, énormément d'iris, et attendre de nouveaux printemps.


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    litanie du vote utile au point imaginaire


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  • la nature, ça n'existe pas, l'environnement non plus, ça ne nous entoure pas, on est dedans, alors quoi, quel mot pour dire la symbiose ou l'ostranéité, deux sentiments qui nous occupent quand on vit là où les premières fleurs du pêcher de vigne, le parfum des daphnés qui s'entête, le tracé en huit des abeilles, le récit matinal du merle, la crainte d'une tempête, le dard d'un arc-en-ciel qui vient frôler la terre, on ne se vivra plus passager clandestin, on devient jardinier, soi, faune et flore, dans le même paysage


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  • donne ta main, approche-toi, les corps se rapprochent, on dit danse de salon, on devrait dire Je t'aime, du regard on se touche et sur le son on bouge, le corps-à-corps transforme le face à face en dyade, cet instant où s'oublie qu'on est un, qu'il est autre, fusion des chaleurs, cette légère transpiration des sens dans l'espace où ne vit que l'impact des peaux, danser nus près du lit, ce sont prolégomènes à la métaphysique à venir, nous devient l'écriture, son ombre sur le mur


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