• Tango avec Charlie

    crédit photo anthropia # blog

     

     

     

     

    Sur la voiture qui vous suit, un objet est arrimé sur les barres de toit, une boîte assez haute de couleur orange. Vous n'avez jamais ouvert ce qu’on appelle « boîte noire », ignorance de ce qu'il se cache à l’intérieur, on dit que s'y trouvent des enregistrements, des sons et des données, qu'ils disent les derniers instants d'un avion comme un arrêt du temps, et "juste avant le crash, ce qui s'est passé s'est déroulé ainsi", un tango sinistre, la conversation du cockpit à l'instant de la fin, enfin à celui qui précède.

    Comment retrouve-t-on la boîte rouge après un accident, est-elle en morceaux, éclatée dans la chute, sans doute pas, on dit que le boîtier ne fait pas débris, que, seul, il résiste au grand choc, qu'on l'a rangé après les ailes au fond de l'appareil pour ça, analyse statistique des pièces les moins détruites, celles qui tombent de l'arrière, on sait qu'à cette place les chances sont plus fortes qu'il n'aboutisse jamais à la casse. Même si on le cherche, lui et ses secrets, parfois de longs jours, on finit toujours par le retrouver ce dernier confident, et quand il apparaît, il livre ses mystères. Car elle dure, sa mémoire, programmée pour six années de résistance au temps, protégée du feu, du froid et puis de l'eau.

    Pour autant, l'enregistreur si bien enveloppé n'est utile qu'a posteriori, il ne prévient pas l'événement, ni ne guérit ses conséquences, il est un témoin dans l'affaire, envoyé valdingué comme les autres, mais indispensable, promis au dernier mot.

    Ce qui ne vous explique pas pourquoi ce cube fixé par des tendeurs sur le toit de l’auto.

     

     

     



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