Depuis le 13-10-2006 :
1638702 visiteurs
Depuis le début du mois :
19493 visiteurs
Billets :
1219 billets
Andrew Lord
Céramiques
The Third Mind, Palais de Tokyo
Cliché Anthropia
Comme le révèle Le Monde d'hier, un amendement incongru s'est glissé dans la loi scélérate sur l'immigration. Cherchez l'erreur.
Donc on tourmente les travailleurs qui veulent faire venir leur famille, on les stigmatise, on fait passer des tests ADN à leurs épouses. Et en catimini, subrepticement, par la bande, on sort l'amendement économique, avec la bénédiction du gouvernement, à condition de ne pas en parler.
A Buffalo Grill on se frotte les mains, dans le bâtiment on se réjouit, dans les restaurants de Belleville, dans les hôtels du centre-ville, on sort les calculettes. Oui, enfin, les travailleurs sans papier vont pouvoir être régularisés, en masse, par petites gouttes de la grande mer du travail au noir, des centaines de milliers de gens qui aujourd'hui se voyaient refuser la virginité d'une carte de séjour, vont pouvoir l'obtenir.
Résultat : on va empêcher des migrants de travailler sans carte de séjour et on va en donner une à ceux qui sont déjà en poste. Cela ne vous fait pas bizarre à vous. Comme si on encourageait les patrons à devenir de plus en plus voyous : au lieu de pouvoir officiellement faire un recrutement et autoriser ainsi une régularisation, on les pousse à recruter au black et ensuite à faire régulariser.
Quelque chose est vraiment tordu au Royaume de Sarkozy.
Publié par Anthropia à 12:19:47 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) | Permaliens
Et comme il faut bien se délasser quand on rompt, et bien, on va au Musée d'Orsay voir Courbet.
Il s'en est longuement expliqué, qu'il avait besoin de faire un break.
On comprend bien, allez.
Publié par Anthropia à 15:09:11 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (4) | Permaliens
Je ne sais pas si pour vous c'est pareil, mais moi j'y perds mon latin.
Donc, ça on avait compris, ils se séparent. Le maître mot de Monsieur Sarkozy, son slogan de campagne, sauf que là ça n'a pas l'air d'être tranquille, c'est la RUPTURE. Cela lui apprendra à utiliser des mots risqués.
Mais petit problème. Je lis ce matin dans Libé sous la plume de doctes professeurs de droit que le divorce est impossible, en raison du statut du Président de la République, enfin qu'elle ne peut plus demander le divorce et l'assigner, car il est PROTEGE.
De l'autre côté, des rumeurs signalent que le couple aurait vu le juge. Donc que par amiable accord, il se pourrait oui, que la rupture tranquille puisse avoir lieu, en d'autres mots un divorce.
Mais si Sarkozy échappe à toute justice, comment un juge pourrait-il statuer sur son divorce ? A moins qu'il ne s'agisse que de son statut matrimonial et qu'on puisse le faire sans outrepasser cette fameuse immunité présidentielle. Autrement dit, s'agit-il d'une séparation de corps et de biens, d'un constat de séparation financière, genre changement de régime matrimonial chez le notaire, ou d'autre chose.
Les échos des chroniqueurs qui se lâchent enfin sur les antennes, à midi sur France Culture, ne sont pour l'instant pas très clairs.
Et donc je suppute, à défaut de transparence sur cette rupture.
Publié par Anthropia à 15:01:01 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Et bien décidément non, il ne se passe rien ce soir à l'Elysée.
Et j'ai bien décidé de ne pas en parler.
Donc circulez, y a rien à lire.
Publié par Anthropia à 01:11:17 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Parmi mes multiples activités, j'aide les créateurs d'entreprise chômeurs. Et comme vous ne le savez peut-être pas, le gouvernement a annoncé haut et fort avoir grandement simplifié les formalités pour ce faire depuis le 1er janvier 2007.
Le principe de départ, c'est qu'il ne faut pas immatriculer sa société tant qu'on n'a pas fait la demande d'ACRE à la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), notamment pour bénéficier de l'exonération de charges sociales la première année et surtout pour obtenir le maintien de ses allocations ASSEDIC ou son RMI pendant la période de mise en route ou le versement de ces mêmes allocations sous forme d'un capital d'aide au démarrage.
Grandement simplifiée la demande d'ACRE ? Je vous en donne un aperçu.
Vous devez aller chercher un dossier à la DDTEFP et retirer le fameux dossier simplifié, qui fait quand-même 20 pages, à lire absolument pour y comprendre quelque chose. On a quand même échappé à la version longue de 28 pages en ne créant son entreprise qu'en 2007.
En fait, je vais vous résumer la situation.
i. Le fameux bordereau de situation fiscale
ii. L'attestation sur l'honneur
iii. Le CV
iv. Et dans le cas d'une SARL, EURL, SAS, un projet de statuts dans lequel figure la répartition des parts sociales signé par tous les associés (ceci fait partie des statuts). Ne pas oublier de signer sur la page de répartition en plus du petit gri-gri en bas de chaque page et à la fin du documents.
v. Enfin, vous devez ajouter vos photocopies de diplômes et vos certificats de travail pour prouver votre aptitude à pratiquer la gérance de votre future boite.
vi. Si vous êtes agent commercial, vous devez ajouter des documents qui prouvent le caractère d'indépendance de la société (sic) (2 contrats de mandat ou un contrat de franchise ou le CAPE, bref tous documents qui montrent votre relation à vos futurs clients).
Cela c'est juste pour obtenir l'exonération de charges sociales sur une année et le versement de vos ASSEDIC pendant une dizaine de mois (en fonction de votre reliquat Assedic des conditions particulières sont faites au Rmistes et aux chômeurs de + de 50 ans).
Maintenant, vous pourriez souhaiter obtenir l'avance remboursable à taux zéro si bien nommée EDEN. Dans ce cas, vous devez d'abord faire un emprunt de 3000 euros à titre personnel auprès de votre banque, puis avec votre attestation d'accord de prêt aller voir les services de type France Initiative ou ADIE qui vont traiter votre dossier. Cette aide de 6092 euros, qui était supposée donner un coup de pouce aux créateurs en l'absence d'aide du banquier, s'est transformée en complément d'un emprunt à sa banque. Bonjour les rmistes et chômeurs qui voudraient en faire la demande.
Bref, si vous ne demandez pas d'avance remboursable, déposez votre dossier à la DDTEFP.
Si vous demandez l'EDEN, prenez rendez-vous avec l'organisme indiqué dans les documents fournis.
Une fois la demande d'ACRE déposée, vous devez un mois après, quand vous avez l'attestation de l'ACRE, ou si vous ne la recevez pas, dans un délai d'un mois jour pour jour après récépissé de votre demande d'ACRE, aller immatriculer votre dossier dans un centre de formalités, de type Greffes du Tribunal, puis monter au service URSSAF, qui vous immatriculera auprès des différents organismes. Cela est à vérifier, cela peut aussi être à la chambre des métiers, ou ailleurs en fonction de votre activité.
Enfin, lorsque vous êtes immatriculé, enfin, vous allez muni de tous ces papiers aux ASSEDIC, avec une délibération de votre conseil d'administration qui dit que vous ne toucherez pas de rémunération. Alors les ASSEDIC vous accorderont au choix un capital ou le versement de vos allocations restantes. Pour le capital, c'est un peu plus compliqué, puisque vous touchez 50% du capital, une partie tout de suite, une partie au bout de six mois. Le reste de vos allocations vous seront conservées au cas où.
Vous me direz, on n'a rien sans rien, mais quand on dit qu'on a simplifié, on est loin du compte. Vous ai-je dit qu'après tout ça, vous devez vous informer de votre propre statut de gérant : salarié, travailleur non salarié en profession libérale, etc. Que là, vous devez vous occuper de vous inscrire par exemple au TSI si vous êtes en libéral (maladie, retraite), le cas échéant dans des caisses privées de chômage, de retraite complémentaire.
Bref, là, le parcours du combattant commence. Car n'oubliez pas que si vous payez moins de charges sociales dans ce statut de travailleur non salarié, vous devez vous prémunir pour votre retraite et en cas de chômage. Car sachez-le à partir de là, vous travaillez presque sans filet, à vous de trouver des placements avantageux pour les moments difficiles.
Enfin, sachez que la plupart des boites, qui ont fait faillite dans les trois premières années (et c'est un grand classique), l'ont été parce qu'elles n'ont pas su s'entourer des spécialistes nécessaires à leur réussite : marketing, juridique, organisation, technologie.
Enfin selon la nature de votre activité, d'autres prêts sur l'honneur peuvent être accordés pendant le démarrage de votre activité, mais la règle est simple, 50/50, la banque/l'organisme prêteur et accessoirement un Fonds de garantie d'aide à la création ou au développement qui garantit l'emprunt à hauteur de 70%.
Donc à vous de jouer.
En attendant, je pense qu'il s'agit là d'un véritable frein à la croissance. Un formulaire simple, et puis après le cas échéant, un contrôle a posteriori, n'aurait-il pas été plus intéressant ? Une déclaration sur l'honneur qu'on est à jour de ses impôts, qu'on a tel diplôme, etc. n'aurait-elle pas suffi ?
Quand la France saura faire confiance a priori à ses créateurs d'entreprise, la croissance ira sans doute mieux. Tiens, cela pourrait être une contribution à la Commission ATTALI, celle qui planche sur le frein à la croissance.
Publié par Anthropia à 15:01:18 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (4) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| >>
Commentaires récents