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Anthropia

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Rapport Taubira | 15 juillet 2008

courtesy France Culture

Ne pas reproduire

 

 

 

On n'en a pas beaucoup parlé.

Elle passait ce matin sur France Culture.

Et c'était comme d'habitude punchy.

Un rapport sur les accords de développement,

sur la bonne manière de prolonger ce qui existe déjà,

des accords asymétriques avec les pays du Pacifique, Afrique, etc.

Le point clef, se doter d'un droit international à l'alimentation,

pour éviter la ruée vers l'or des agriculteurs,

qui fabriqueraient des biocarburants au lieu de céréales.

 

Mais il faut faire appliquer le droit.

Et là, je suis plus sceptique.

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 10:58:19 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

Le chat | 03 juillet 2008

 

 

 

 

Le chat, sentinelle de l'invisible

Jacques Hellul

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 11:48:05 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) |

Je hais le comparatisme | 19 juin 2008

A. Balasubramaniam

Gravity

Galerie Kalwar India

Art Basel 2008

Cliché Anthropia

 

 

 

Je hais le comparatisme, car il tire vers le bas.

 

Dire qu'on est mondialisé et pour cela tirer les salaires vers le bas,

c'est du comparatisme.

 

Dire que parce qu'on a instauré la flat tax dans des pays européens,

tous les pays européens devraient pratiquer le taux zéro d'imposition,

c'est s'engager dans une course au pire.

C'est encourager chaque pays à ne plus financer les services publics.

 

Et c'est au nom du comparatisme,

que le Parlement européen vient de voter la directive Retour.

 

Instaurer pour règle qu'on peut mettre en centre de rétention

(c'est-à-dire en prison)

tout étranger sans papier jusqu'à 18 mois,

avant de l'expulser,

et se servir comme le font les communicateurs

de l'inique argument que c'est un progrès,

parce que par exemple,

en Suède, hein,

on peut pour l'instant y rester à vie en centre de rétention,

montre la limite de se comparer sans cesse aux autres.

 

En Suède, on reste en moyenne 17 jours en centre de rétention,

ce qui est déjà 17 jours de trop,

mais dans les conditions des prisons suédoises

(avec le minimum de confort et même des salles de sport),

c'est mille fois moins pénible

que dans nos centres de rétention puants et inconfortables, un seul jour.

 

Entrons dans le comparatisme

et cela n'en finit plus.

acceptons de commencer

à discuter du seuil, de la moyenne,

de la pratique versus la règle,

 rien n'est comparable à rien,

il nous faut l'admettre.

 

Entrons dans le comparatisme des détails

de l'oreiller qu'on ajoutera,

du guichet auquel on aura droit une fois par semaine,

du berceau rembourré pour le bébé incarcéré,

le diable étant dans les détails,

on perdra notre âme.

 

Oui, l'âme, oui, vous savez,

ce truc intérieur, qu'on oublie trop souvent,

tout ce qui n'est pas l'obsession du fric, du sexe, du confort

ni le recours au raisonnement matérialiste, fin de la vie sociale.

 

Terrible position des gestionnaires,

on cherche le plus grand commun dénominateur,

on prend le mieux-disant de chacun,

on détermine le point commun de ces mieux-disant

et cela devient la norme.

 

En matière de sécurité,

on prend les règles les moins abusives de chaque pays,

on cherche la plus haute du panier,

c'est-à-dire de fait la plus abusive 

et on l'adopte comme base,

qui peut le plus peut le moins,

mais pourquoi faire moins quand on peut faire plus.

 

Je suppose que la Suède a accepté,

parce qu'en pratique,

le temps de rétention

ne dépassait pas 18 mois.

Et oui, elle s'est calée sur le moins dérangeant

en comparant ses chiffres.

 

Le comparatisme a permis aux ingénieurs

de chercher le meilleur gaz pour asphyxier les Juifs

dans les camps d'extermination.

A considérer les détails, on oublie l'objectif.

A mesurer, on oublie le sens.

 

Le comparatisme,

c'est le calcul de la manière la moins cruelle

d'exécuter un condamné à mort,

abandonnons la guillotine,

préférons la chaise électrique,

abandonnons la chaise électrique,

préférons la solution chimique.

 

Le comparatisme est la gangrène contemporaine.

 

Le comparatisme ambiant de notre époque,

est-ce encore la médiation du désir,

comme l'expliquait René Girard dans sa thèse,

je désire un objet parce qu'un médiateur me l'inspire ?

 

Je n'en suis pas sûre. Désormais,

on ne désire plus selon l'autre, on rejette selon l'autre.

On expulse, on emprisonne,

tout cela en se comparant à l'autre qui en fait moins,

qui a éliminé son problème par une solution extrême,

on prend le pire chez l'autre et on l'adapte en mieux.

 

Car l'Europe est bonne.

Elle a le sens des droits de l'homme,

Elle a choisi une solution

moins grave que celle de la Suède,

n'est-ce pas.

Ou elle veut éviter qu'on fasse

la politique yo-yo des Italiens ou des Espagnols,

qui donnent des cartes de travail un jour

et expulsent le lendemain.

Inhumaine politique.

 

Et c'est cela que vont nous dire les médias,

que l'Europe est bonne pour l'étranger,

qu'elle a tout fait pour éviter le pire.

Mais a-t-elle pour autant

donné le meilleur d'elle-même ?

 

En mettant le curseur à cette hauteur,

elle a créé une borne,

qui finit par devenir la norme,

pourquoi faire moins quand on peut faire plus ?

 

Je hais le comparatisme,

parce qu'il sert à tout justifier,

et toujours vers le pire.

 

(Lire la bouleversante chronique

de Judith Bernard sur @si).

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 12:22:10 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (2) |

Polytechnicienne ? | 25 mai 2008

Cliché Anthropia

 

 

Il y a des statistiques inquiétantes.

Le taux de jeunes filles à Polytechnique est de 10%.

Sauf les années de coupe du monde de football,

où tout à coup le taux monte à 17%.

Parce que les garçons révisent moins ces années-là.

Méditons mes soeurs

sur l'impact du football sur nos destins.

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 11:33:12 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

Négoce | 24 mai 2008

Cliché Anthropia

 

 

Hier soir, un beau banquier,

d'une grande banque internationale,

me rappelait le sens noble du mot "négoce" :

qui nie l'oisiveté !

 

Et je me disais que la dolce vita,

le farniente, la bohême,

ce besoin si intense de méditation,

ce temps de la rêverie éveillée,

ce bonheur de l'esprit libre,

ne serait jamais possible

dans un pur monde de négoce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 23:46:13 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

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