• Too big Bouygues

    God nose

    John Boldessari

    Galerie Gemini

    Crédit Photo Anthropia

     

    Savez-vous ce qu'est le risque-client ?

    Pour Bouygues, c'est un risque qu'on gère.

    Je me plains que le portail ne propose que

    les 5 dernières factures du client,

    on me répond qu'on peut m'en envoyer de plus anciennes,

    mais ce sera payant 28 francs la facture,

    non, on ne peut pas me l'envoyer par internet,

    je demande que ce soit gratuit puisque pour des raisons techniques

    et malgré quatre appels de ma part,

    je n'y avais pas accès jusque là,

    on vérifie qu'il me reste encore 12 mois de bagne bouygues à tirer,

    c'est non, pas de risque qu'elle se désabonne dans la semaine.

     

    Vision court terme, calcul statistique.

    Sachant qu'un client est fulmineux,

    jusqu'à combien de semaines du dead line,

    peut-on lui refuser un geste commercial ?

     

    Je demande un changement de formule,

    on me suggère des propositions

    qui engagent 24 mois supplémentaires.

     

    C'est ça le risque-client,

    le "gagnant-perdant" permanent qu'on impose au client

    est géré par procédures-types.

    Que dans 12 mois je décide de me retirer,

    ne sera pas mis en corrélation avec cet incident ;

    on manage séparément la toute-puissance du service-client

    et le coût d'obtention d'un client :

    43 euros de facturation de duplicata d'un côté,

    400 euros à réinvestir dans la quête d'un nouveau client, de l'autre.

     

    C'est du gagne-petit, du pense-à-la-petite-semaine,

    pas de vision systémique chez Bouygues,

    on pense un jour à la fois,

    je ne suis qu'un client statistiquement veau,

    c'est comme ça qu'on m'a classée

    dans la grande simulation mathématique,

    de nos comportements non rationnels.

    Rendez-vous dans un an

    avec ma mémoire d'éléphant.

    Quant à la mauvaise réputation, la sacro-sainte image,

    Bouygues s'en fout, Bouygues est grand.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    yannick G
    Dimanche 5 Avril 2009 à 15:09
    Du "tant" jadis.
    "ce sera payant 28 francs la facture" dites-vous... Woua, vous avez effectivement une mémoire d'éléphant Anthropia, pour vous rappelez de cette époque lointaine. :P yG
    2
    Dimanche 5 Avril 2009 à 16:17
    Du temps jadis
    Oui ben quoi, de temps en temps, se souvenir en francs, c'est voir l'ampleur de l'inflation, 2 euros pour un bout de papier imprimé, c'est un peu cher, non ?
    3
    Renard
    Jeudi 9 Avril 2009 à 18:14
    Pas tant, jadis.
    Ben Antropia ? Un euro ça fait 6,5597 francs (de mémoire) ce qui nous fait les deux euros autour de 13,12. Et 13,12 francs le bout de paier ça fait certes trop cher, mais pas 28. Cela dit, et malgré mes chipotages d'épicier, j'aime bien venir vous lire de temps en temps. Et chapeau pour l'iconographie.
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