• Un bébé toute seule

    AES+F group

    Last Riot

    Crédit photo Anthropia

     

     

    Comme dit la chanson,

    elle a fait un bébé toute seule, Rachida,

    sauf qu'elle transgresse deux fois,

    parce qu'une femme qui se passe d'un homme,

    passe encore,

    mais dans la culture musulmane,

    c'est deux fois péché.

     

    Elle incarne donc une nouvelle figure,

    la fille arabe libérée, sans complexe,

    elle va même plus loin,

    elle refuse de dire qui est le père.

     

    Et là, c'est carrément iconoclaste,

    ne pas dire qui est le père,

    c'est non seulement montrer qu'on peut s'en passer,

    du géniteur normalement nourricier,

    mais c'est le gommer, l'effacer, l'anéantir,

    j'espère juste qu'à sa fille, elle en dira davantage

    et pas trop tard.

     

    Faire naitre un enfant

    dans le scandale d'un déni de paternité,

    c'est refuser que l'homme entre dans la sphère publique,

    réunissant la sainte famille sous les projecteurs médiatiques.

    C'est procéder à l'envers,

    l'homme pour le privé, enfin on l'espère,

    l'homme caché,

    c'est le contraire du paternalisme,

    c'est l'affichage d'un matriarcat sans scrupule.

     

    Enfin, peut-être,

    parce qu'au fond on n'en sait pas plus,

    peut-être est-elle coincée,

    fait-elle du mieux qu'elle peut

    avec une situation adultérine,

    ou un père de sa fille qui se défile,

    peut-être est-elle à son tour victime ?

     

    Finalement, elle est là l'énigme,

    ne pas savoir dans cette absence de père,

    si la femme est victime ou coupable,

    se situer dans la ligne de fuite,

    la question est là,

    Amazone ou bien Cendrillon ?

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Juléjim
    Samedi 3 Janvier 2009 à 17:58
    Surpuissance ?
    Mon avis n'engage que moi mais la démarche de cette femme qui fait un enfant toute seule est cohérent avec ce qui transparait de l'image qu'elle a toujours donnée d'elle par ailleurs : l'image d'une nana dopée à l'envie de réussir, à l'ego dévastateur, qui donnerait père et mère pour une parcelle de Pouvoir. Une mégalowoman. Besoin de personne... et tout le monde à ma botte (de chez qui déjà ?)
    2
    Anthropia Profil de Anthropia
    Samedi 3 Janvier 2009 à 21:29
    Parfois
    ce qui parait n'est pas forcément ce qui est, Juléjim, mégalo mais à la botte elle-même
    3
    Dimanche 4 Janvier 2009 à 15:25
    Repères...
    Manquerions-nous d'heureux pères ?
    4
    Juléjim
    Dimanche 4 Janvier 2009 à 18:16
    Dépendance
    Etre addicte de Pouvoir, est une forme de dépendance, en effet. Celle de dépendre de ceux ... dont dépend sa propre ascension. C'est pathétique, comme toutes les formes de dépendance. L'ennui, dans le cas qui nous occupe, c'est le mal que ça fait, autour et au-delà.
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