• Vous n'aurez pas mon esprit, infâme quidam

    "Vous n'aurez plus ma peau accidentelle,

    mais j'égrène encore la vôtre"

    Auteur inconnu "infâme quidam"

    Crédit Photo Anthropia

     

    Vous marchez dans la rue.

    Un petit garçon vous double, glissant sur ses shoes à roulettes.

    Vous lui dites : j'adore tes pompes. Y a des roues ?

    Il murmure oui, retournant son talon pour vous montrer

    la roue de plastique sale sous la chaussure.

    Puis il rejoint son père.

     

    Vous arrivez à l'angle de votre immeuble,

    quand vous voyez cette affiche d'un quidam,

    plus tard vous verrez qu'il en a mis une autre un peu plus loin,

    de l'autre côté de la rue.

    Vous lisez sans comprendre,

    ça vous prend la tête,

    vous y pensez même le soir,

    vous ne vous énervez pas,

    vous essayez de vous souvenir du slogan,

    non, il échappe, vous finissez par prendre votre appareil,

    et prenez l'affiche dans son contexte, collée à même le ciment.

    Voilà, vous l'avez capturé, ce slogan prise de tête.

    C'est pas grand chose en fait.

    Vous vous dites juste que c'est moyen

    ce mot, accidentelle, pourquoi pas accidentée,

    accidentelle*, ça met du hasard dans le destin,

    il faut que vous vérifiez dans votre dictionnaire,

    le suffixe "elle", voyons, voyons,

    prévisionnelle, matérielle, exceptionnelle.

    Mais il n'a rien d'exceptionnel ce slogan,

    et puis la peau ne s'égrène pas.

    En fait, vous le savez,

    cette phrase est de guingois, mal embarquée,

    tordue, erronnée, mal foutue, quoi.

    Mais au fond, ça résiste, les mots agencés ainsi font mystère,

    ça dit on ne sait quoi et on se demande ce que c'est.

    _______

    Ajout du 13 avril 2011

    * le suffixe en el-elle indique la propriété, la relation.

    La peau ayant une propriété d'accident, mais qu'est-ce que ça pourrait être, boudiu.

    Comme une peau improbable, qui viendrait de manière accidentelle, quoi,

    s'ajouter au corps ?, ou une peau là par hasard ?

    C'est qui  ce type, un écorché vif ?

     

    Ajout du 12 décembre 2013

    Il faut parfois longtemps pour comprendre une phrase toute première au sens

    mais pas au vôtre. Evidemment, cet homme blessé par quelque chose que vous ne savez,

    et sa peau blessée d'être homme-objet peut-être, et lui toujours obsédé d'elle,

    Toutes les histoires ne finissent pas ainsi, au lit ratées,

    que n'ont-ils eu la créativité et la beauté des gestes,

    mais vous vous deviez d'avoir les yeux descillés, merci à l'internaute qui vous a remis la chose en mémoire.

     

     

     

     

     

     


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