Par Anthropia
Bengal Japan
2011
L'autre jour, j'étais à Cherbourg.
Et je m'imaginais ce qui se passerait
si Fukushima était advenu là,
si comme là-bas on annonçait
qu'à plusieurs dizaines de kilomètres,
plus personne ne pourrait fréquenter
cette zone contaminée.
Me dire que pendant quarante ans,
je ne pourrais plus aller sur les plages du Cotentin,
que ces maisons aux murs épais
deviendraient no man's land,
que les vieilles femmes
ne pourraient plus aller danser à l'automne
sur la plage, comme le veut une vieille tradition,
que les pêcheurs ne pourraient plus aller pêcher au large,
que les familles des travailleurs du nucléaire
pleureraient sur leurs cancéreux...
Peut-être ce gouvernement pourrait-il enfin prendre conscience
qu'il n'existe pas d'industrie nucléaire sécurisée.
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