Par Anthropia
Le poète et sa muse, 1975
Niki de St-Phalle
Fiac 2007
Cliché Anthropia
Angot agace. D'abord parce qu'elle ose
cette inversion systématique des rôles.
Elle se sert, elle s'en sert, de ses muses,
de l'amant éditeur, de l'amant banquier,
des yeux comparables aux siens
de son nouvel inspirateur, Doc Gynéco.
Elle nous rejoue Victor Hugo ou Aragon,
Dali ou Eluard.
Elle nous renvoie à l'exacte image
du Poète et sa Muse, mais en l'invaginant,
ce qu'on dit d'un gant qu'on retourne à l'intérieur.
Au sens strict du terme,
elle invagine une figure tutélaire de la littérature.
Alors qu'on lui en veuille,
qu'elle escagasse le monde germano-pratin,
n'a rien d'étonnant.
Même si l'originalité serait de ne plus avoir de muse,
de ne plus avoir besoin de se servir d'un objet-homme,
comme eux se servent si souvent d'un objet-femme.
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