Par Anthropia
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Passé la semaine ailleurs, dans les transports.
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Mardi
<o:p> </o:p>Histoire entendue dans un train, l'homme parlait trop fort, j'ai décidé de noter les détails, le prix de ma tranquillité.
<o:p> </o:p>Une histoire de deux petites vieilles qui vont chez le notaire annoncer que leur frère est mort. Oui, ils vivaient ensemble, tous célibataires, sans enfant, oui.
Mercredi.
<o:p> </o:p>Coup de fil de mon fils. Il a des soucis avec sa banque.
<o:p> </o:p>Ai fait chaque jour deux ou trois marchands de journaux pour trouver Libé, généralement, on me dit qu'il n'y en a qu'un livré. Un seul. La pluralité de l'information en région, l'accès de tous à la pluralité de l'information, entre TF1, RTL et le journal local, où est le choix ? Difficile de se faire une opinion et de voter pour quelqu'un d'autre que Sarkozy en province, quand les journaux ne délivrent que la voix de son maître.
Jeudi
<o:p> </o:p>Luciano est mort. Pas moyen d'y échapper. Dans la rue, sur les Unes de journaux, au JT. Moi j'avais un chat qui s'appelait Pavarotti. C'était un ténor, un chanteur, il miaulait tout le temps, avec des crescendo et des dégueulando magnifiques, un vrai mâle. Est parti un soir en goguette, courir la gueuse. Jamais revu. End of Pavarotti.
<o:p> </o:p>Arrive à l'hôtel. Jeudi soir. J'allume la télé. Tiens, Sarkozy est en région, pas moyen d'y échapper. A décidé de délocaliser les conseils des ministres. Va chez les amis, Alsace, Corse. Pas chez les Bretons. Peut pas les sentir les Bretons. Il l'a dit, Yasmina l'a cafté.
<o:p> </o:p>Finira par y aller pour se faire pardonner.
<o:p> </o:p>A l'hôtel, me connecte en wi-fi. Marche pas bien. Mais bon. Vais faire un tour sur le web.
<o:p> </o:p>Le même soir, ai rêvé que je faisais une régate, sur un petit 505, me vois à la gite, le corps au-dessus de l'eau, pour rééquilibrer le bateau, qui file sous le vent, sentiment magnifique, presque un oiseau. Puis vite à l'intérieur, baisser la tête, empannage, et repartir de l'autre côté, position de rappel, pas de mouvements brusques, tenir le stick, le cap, garder le cap, vent debout, j'aime sentir le vent dans les voiles. Le rêve finit quand le son de mon téléphone-réveil se fait entendre. J'étais je crois en train de parler à Judith Bernard. Mais qu'est-ce que je lui disais ? Je n'en sais plus rien. Je ne connais pas Judith Bernard. Sauf sur le BBB. Bizarre le rêve.
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Vendredi
<o:p> </o:p>Réveil difficile, j'étais frustrée. Café amer à l'hôtel. On peut les classer en deux catégories, ceux où il vaut mieux boire du thé, et les autres.
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