Par Anthropia
Lundi
L’attente d’un événement quand il vous est imposé mais sera bénéfique s’apparente à une larve qui vous creuse, pas de douleur, mais c’est tout comme et ça rend le réel irréel. Alors pour ça, on injecte des projets, on remplit d’objets concrets nouveaux, on fait compter les petites choses dans le paysage.
Mardi
Et pour compter, on compte, business is business, faut bien payer les Mercedes de nos spécialistes.
Mercredi
Pour autant celui qui compte compte, et s’il se statufie, suffit à rendre nécessaire le retrait, car ce qui compte compte avant tout, ne serait-ce que pour continuer à conter.
Jeudi
Et on se met à la peinture, et on continue de classer la bibliothèque, on retrouve la revue Petite, N°14
« nous dormons
plages de sommeil
enlacés
comme on danse
…
chaque jour ramifié
l’arbre agrandit la forêt »
Frédéric Peylet
La poésie qui compte dans cette revue prise d'abord pour une anthologie.
Vendredi
Le temps est au soleil, alors on sort le transat sur le balcon, et on contemple le ruissellement des lilas en rose pâle et pourpre. La lecture, toujours ininterrompue, on ose la dire, ce que ça nous fait, la voix géographique, et si ça suffoque, plus réel que le réel.
Samedi
Comme ça que le réveil n’a pas besoin de sonner, et pas seulement pour vérifier la nuit, on glisse le proverbe, quand on aime, on ne compte pas, mais on ajourne le compte, parce que du mot, on n’aime l’orthographe que dans comptine.
Ça en était une. Bon week-end.
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