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Espoirs et rêves des ouvriers rentrant péniblement chez eux après passage par le bar

 



Liam Gillick



2005



Palais de Tokyo

(droits réservés)

 



Marcher dans la limaille de fer, résidu jonchant le sol de l'atelier. Penser à l'atelier comme à un lieu joyeux, ambiance rouge.


Ecraser sous le pied les paillettes de fer comme les confettis d'un lendemain de nouba.


Emotion visuelle des cylindres, des mandrins. Mémoire olfactive de l'huile de machine. Quand l'ouvrier a perdu son travail, le paradis, c'est l'usine.



Espoir perdu quand ne reste plus que le bar pour ressusciter les rêves envolés.





Enfer du travail, purgatoire du chômage.



Liam Gillick nous invite à cet impossible paradoxe, dans ces usines de rêves que les années quatre-vingt avaient inventées. L'utopie d'un travail intelligent, l'abolition des chaînes taylorisées, une mythologie à l'oeuvre. Juste entrevues. Et puis la mondialisation les a laminées.

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