Par Anthropia
Mirka Lugosi
Crédit Photo Anthropia
La nuit fût glauque, de ces nuits qui vous laissent
des souvenirs de basse-enfance,
au temps où nul ne sait, pas l'adulte,
ce qui se passait dans l'entrevue entre la NightQueen
et le divin enfant.
Long, très long tunnel, sortir, mais y rester, ne sais pourquoi.
En fonds sonore, concordance, la voix parle de l'autobus de rêve,
celui de La Femme assise d'Appolinaire,
"ils m'affirmèrent que ceux qui avaient été tués à la bataille avaient,
la veille ou l'avant-veille, rêvé d'un autobus."
J'y monte, j'y suis.
Puis m'arrive l'autocar - autocar/autobus, toujours confondu les deux mots-
ce véhicule-là vient de Claude Levêque,
J'hésite à remettre mes pas dans l'installation
"le moteur est en route,
elle entend un choeur de vieilles voix de femmes,
chantant Rendez-vous en automne,
c'est une chorale des femmes de la maison de retraite,
où se trouve la mère de Claude Lévêque." déjà évoque ici
Vrombir, l'autobus qui circule dans les tranchées,
oui, toujours dans les pièces souterraines,
le signal surréaliste en soi, l'inconscient tout à coup occupé,
invasion sonore, tout le monde se serre sur le trottoir,
l'autobus, la boulimie parisienne de la mère bouffeuse,
qui s'enfile des centaines de ptits zhumains tous les matins au p'tit dèj.
Quel était le rêve, prémonisant quoi ?
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