Par Anthropia
François Curlet
Courtesy Galerie Air de Paris
Art Basel 2008
Cliché Anthropia
François Curlet est un artiste du subtil.
Il y en a quelques-uns sur ce blog.
De ces artistes, accélérateurs de sens,
qui, à donner des indices contradictoires,
empêchent de sauter à la conclusion,
pour faire un détour par la question.
J'ai déjà montré dans la rubrique Fiac 2007,
un épis de maïs de François Curlet,
composé de pop corn (publié le 21 octobre).
Ici, le sens se perd quelque part entre parachute et sado-masochisme.
Le sème sécuritaire s'impose,
on pourrait même voir l'emblème d'une menotte.
Vient-on d'assister à une libération, il s'est échappé,
ou à l'évasion radicale, celle de la mort, un corps souffrant était là.
Et face à ce stalagtite,
j'hésite entre le faux ready-made
tout droit sorti des salles de torture "délicieuse" des pratiques sm,
et le totem,
une sorte d'hommage dérisoire au nouveau régime occidental,
un porte-clef sécuritaire,
ou peut-être, façon harnachement de pacotille,
un principe de précaution,
qui ne protégerait de rien.
Car n'oublions pas, chez François Curlet,
si le gadget n'est jamais bien loin,
ce n'est que pour mieux le mettre en abîme.
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